J'ai l'impression que tu prétends que la version "institutionnalisé" a été considéré a posteriori par les féministes comme excuse
Non. Ma position est que dire que le sexisme ou le racisme ne peut être que institutionnalisé (ce qui permet de dire « le racisme anti-blanc n’existe pas » ou « le sexisme anti-hommes n’existe pas ») ou exclut l’institutionnalisation et n’est qu’individuels sont tous les deux faux.
Par contre il y a asymétrie entre les deux positions. La première, c’est on part de la conclusion (le racisme anti-blanc n’existe pas) pour arriver à une définition désirée du mot (le sexisme ce n’est que le sexisme anti-institutionnalisé). C’est de la mauvaise foi, et c’est transformer le langage en arme. On est largement dans le domaine de la magie noire ; ceux qui utilisent cette technique doivent être combattus, ceux qui l’utilisent par malice trainés dans la boue pour leur enlever définitivement tout crédibilité, ceux qui l’utilisent par erreur doivent être trainés dans la boue puis pardonnés pour qu’ils gardent la leçon en mémoire (je parle en connaissance de cause ; sur un autre sujet je suis largement entré dans le domaine de la magie noire, ça m’a valu de grosse baffes (rhétoriques), j’en suis reconnaissant. Pour parler de manière un peu poétique, la magie noire ne laisse pas indemne ses utilisateurs).
La deuxième position erronée (le sexisme racisme ne fait par référence à l’institutionnalisation, uniquement des actes individuels) est largement moins grave. D’abord parce que personne ne l’utilise comme arme. En fait, cette position n’arrive que dans une seule situation : comme contradiction (malheureuse) à la première position. Quand personne ne met sur le tapis la première position, personne n’invoque la seconde, parce qu’elle est trivialement fausse.
C'est ensuite que certains ont redéfinit (consciemment ou non) le terme pour lui enlever "institutionnalisé" (ce qui leur permet de parler de "sexisme anti-homme" plus facilement).
Oui et non. Formellement ta phrase est juste. Le gros gros gros sous-entendu (volontaire ou non, j’en sais rien c’est) : « ce sont des non-féministes qui ont étendu le terme pour pouvoir l’appliquer aux hommes ».
C’est complètement faux. L’extension du terme est toute naturelle, la définition strictement institutionnelle ne recouvre pas les actes individuels (trivialement : « tu suces ? » n’est pas du sexisme institutionnel, au contraire si ça va suffisamment loin du point de vue des institutions c’est du harcèlement et c’est illégal. Mais c’est sexiste quand même, pour la plupart des gens en tout cas), et les féministes sont loin d’être les derniers (à raison !) à étendre ce terme aux actes individuels.
Pourquoi choisir de parler de "sexisme anti-homme" plutot que de "discrimination anti-homme" qui a l'avantage de ne pas sous-entendre que c'est sur un pied d'égalité avec le sexisme anti-femme, puisqu'on sait que ça ne l'est pas (vu que l'aspect institutionnalisé existe chez l'un et pas l'autre) ?
Pourrais-tu expliciter des exemples de « sexisme institutionnalisé anti-femmes » qui ne serait pas du tout applicable aux hommes ? J’ai du mal à en trouver un.
Si dans « sexisme institutionnalisé » tu inclus les préjugés défavorables (j’ai franchement du mal avec ça, mais admettons...), je peux t’en trouver plein défavorables aux hommes.
Si « sexisme institutionnalisé » se limite aux lois défavorables aux femmes, je pense sans trop m’avancer qu’il n’y en a plus.
(pas de pirouette sur la « hiérarchie sociale » svp, j’y répondrai plus tard...)
[^] # Re: On n'y arrivera jamais
Posté par Moonz . En réponse au journal Sexisme ordinaire sur Linuxfr. Évalué à 3.
Non. Ma position est que dire que le sexisme ou le racisme ne peut être que institutionnalisé (ce qui permet de dire « le racisme anti-blanc n’existe pas » ou « le sexisme anti-hommes n’existe pas ») ou exclut l’institutionnalisation et n’est qu’individuels sont tous les deux faux.
Par contre il y a asymétrie entre les deux positions. La première, c’est on part de la conclusion (le racisme anti-blanc n’existe pas) pour arriver à une définition désirée du mot (le sexisme ce n’est que le sexisme anti-institutionnalisé). C’est de la mauvaise foi, et c’est transformer le langage en arme. On est largement dans le domaine de la magie noire ; ceux qui utilisent cette technique doivent être combattus, ceux qui l’utilisent par malice trainés dans la boue pour leur enlever définitivement tout crédibilité, ceux qui l’utilisent par erreur doivent être trainés dans la boue puis pardonnés pour qu’ils gardent la leçon en mémoire (je parle en connaissance de cause ; sur un autre sujet je suis largement entré dans le domaine de la magie noire, ça m’a valu de grosse baffes (rhétoriques), j’en suis reconnaissant. Pour parler de manière un peu poétique, la magie noire ne laisse pas indemne ses utilisateurs).
La deuxième position erronée (le sexisme racisme ne fait par référence à l’institutionnalisation, uniquement des actes individuels) est largement moins grave. D’abord parce que personne ne l’utilise comme arme. En fait, cette position n’arrive que dans une seule situation : comme contradiction (malheureuse) à la première position. Quand personne ne met sur le tapis la première position, personne n’invoque la seconde, parce qu’elle est trivialement fausse.
Oui et non. Formellement ta phrase est juste. Le gros gros gros sous-entendu (volontaire ou non, j’en sais rien c’est) : « ce sont des non-féministes qui ont étendu le terme pour pouvoir l’appliquer aux hommes ».
C’est complètement faux. L’extension du terme est toute naturelle, la définition strictement institutionnelle ne recouvre pas les actes individuels (trivialement : « tu suces ? » n’est pas du sexisme institutionnel, au contraire si ça va suffisamment loin du point de vue des institutions c’est du harcèlement et c’est illégal. Mais c’est sexiste quand même, pour la plupart des gens en tout cas), et les féministes sont loin d’être les derniers (à raison !) à étendre ce terme aux actes individuels.
Pourrais-tu expliciter des exemples de « sexisme institutionnalisé anti-femmes » qui ne serait pas du tout applicable aux hommes ? J’ai du mal à en trouver un.
Si dans « sexisme institutionnalisé » tu inclus les préjugés défavorables (j’ai franchement du mal avec ça, mais admettons...), je peux t’en trouver plein défavorables aux hommes.
Si « sexisme institutionnalisé » se limite aux lois défavorables aux femmes, je pense sans trop m’avancer qu’il n’y en a plus.
(pas de pirouette sur la « hiérarchie sociale » svp, j’y répondrai plus tard...)