NON il n'a jamais reconnu cela, on a décidé qu'il l'avait reconnu parce qu'il a vu une page de login, c'est tout.
Et pourtant, le point central du jugement repose sur le fait qu'il a reconnu ce fait. Le juge ne dit pas: "je déduis que", il a dit "Le prévenu reconnait que". Tout le reste, c'est supposition hasardeuse.
Je n'ai plus le courage d'aller repiocher une fois de plus les docs du procès (c'est public, hein, allez-y vous même), mais il n'a pas dit: "j'ai vu une page de login, déduisez en ce que vous voulez", il dit "j'ai bien vu qu'une page de login était censé m'interdire l'accès mais je suis resté".
Pas de bol, c'est lui l'expert, et si l'expert reconnaît lui-même avoir déconné, alors le juge n'a besoin d'aucune connaissance technique et paf condamné.
Le plus terrible, c'est que je pense que le jugement aurait pu avoir une toute autre tournure s'il avait dit: "j'ai vu une page de login, et je me suis gardé d'aller voir ce qui était derrière puisque je n'ai ni log ni pass, mais je suis retourné sur l'espace public précédemment consulté pour lire les docs. Sous entendu, ni j'entre dans un STAD, ni je m'y maintiens, puisque je reste dans l'espace public. Ah? ce n'était pas public? Comment aurais-je pu le savoir, puisque je n'ai jamais essayé de forcer un login/pass". Là, l'anses aurait du prouver l'intention frauduleuse et le maintien, et ça aurait extrêmement difficile, surtout après avoir dit que l'admin de l'anses a fait n'importe quoi niveau publication et permissions. La bonne foi de Bluetouff aurait été retenue, et relaxe.
[^] # Re: Je suis ahuris...
Posté par octane . En réponse au journal L'affaire Bluetouff. Évalué à 8.
Et pourtant, le point central du jugement repose sur le fait qu'il a reconnu ce fait. Le juge ne dit pas: "je déduis que", il a dit "Le prévenu reconnait que". Tout le reste, c'est supposition hasardeuse.
Je n'ai plus le courage d'aller repiocher une fois de plus les docs du procès (c'est public, hein, allez-y vous même), mais il n'a pas dit: "j'ai vu une page de login, déduisez en ce que vous voulez", il dit "j'ai bien vu qu'une page de login était censé m'interdire l'accès mais je suis resté".
Pas de bol, c'est lui l'expert, et si l'expert reconnaît lui-même avoir déconné, alors le juge n'a besoin d'aucune connaissance technique et paf condamné.
Le plus terrible, c'est que je pense que le jugement aurait pu avoir une toute autre tournure s'il avait dit: "j'ai vu une page de login, et je me suis gardé d'aller voir ce qui était derrière puisque je n'ai ni log ni pass, mais je suis retourné sur l'espace public précédemment consulté pour lire les docs. Sous entendu, ni j'entre dans un STAD, ni je m'y maintiens, puisque je reste dans l'espace public. Ah? ce n'était pas public? Comment aurais-je pu le savoir, puisque je n'ai jamais essayé de forcer un login/pass". Là, l'anses aurait du prouver l'intention frauduleuse et le maintien, et ça aurait extrêmement difficile, surtout après avoir dit que l'admin de l'anses a fait n'importe quoi niveau publication et permissions. La bonne foi de Bluetouff aurait été retenue, et relaxe.