Ouhlala, les services secrets font des trucs illégaux? Quelle surprise, on tombe de haut.
Il ne manquerait plus qu'on s'aperçoive qu'ils manquent de transparence.
Sans blague, il est tout à fait normal que les services secrets soient border-line, c'est même leur raison d'être (autrement, on confierait ces missions à la police). Ce qui est est dangereux, c'est la généralisation de ces méthodes (le fait de ne pas cibler une surveillance ou une action sur un individu identifié, mais d'aller à la pêche aux infos en surveillant des gens au hasard).
C'est vraiment n'importe quoi ce gouvernement.
La tentation de l'exécutif vers une surveillance poussée a toujours existé, et je pense que pas mal de constitutionnalistes iraient même à dire que c'est inévitable. Le dysfonctionnement ne vient pas du ministère de l'intérieur ou du premier ministre, mais plutôt du pouvoir législatif (assemblée, sénat, et conseil constitutionnel) qui, eux, n'ont pas vocation à gouverner, et sont censés encadrer par la loi les vélléités sécuritaires du gouvernement.
Sur le fond, l'argument de la légalisation des pratiques existantes n'est pas forcément fallacieux, c'est le même qui est utilisé par exemple pour la légalisation du cannabis. Encore une fois, ce qui est surprenant, c'est que le projet soit passé comme une lettre à la poste, pas qu'il ait été proposé.
# Si même l'Etat se complait dans l'illégalité, où va la France?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Les douanes ont acheté des IMSI catchers. Évalué à -2.
Ouhlala, les services secrets font des trucs illégaux? Quelle surprise, on tombe de haut.
Il ne manquerait plus qu'on s'aperçoive qu'ils manquent de transparence.
Sans blague, il est tout à fait normal que les services secrets soient border-line, c'est même leur raison d'être (autrement, on confierait ces missions à la police). Ce qui est est dangereux, c'est la généralisation de ces méthodes (le fait de ne pas cibler une surveillance ou une action sur un individu identifié, mais d'aller à la pêche aux infos en surveillant des gens au hasard).
La tentation de l'exécutif vers une surveillance poussée a toujours existé, et je pense que pas mal de constitutionnalistes iraient même à dire que c'est inévitable. Le dysfonctionnement ne vient pas du ministère de l'intérieur ou du premier ministre, mais plutôt du pouvoir législatif (assemblée, sénat, et conseil constitutionnel) qui, eux, n'ont pas vocation à gouverner, et sont censés encadrer par la loi les vélléités sécuritaires du gouvernement.
Sur le fond, l'argument de la légalisation des pratiques existantes n'est pas forcément fallacieux, c'est le même qui est utilisé par exemple pour la légalisation du cannabis. Encore une fois, ce qui est surprenant, c'est que le projet soit passé comme une lettre à la poste, pas qu'il ait été proposé.