Sauf que c'est l'inverse quand on lit le discours complet. Ceux qui doivent trembler ce sont les membres de la Convention qui redouteraient la surveillance des citoyens.
Citoyens, c'est ici le moment de dire la vérité. Je ne reconnais à tout ce qu'on a dit que le présage sinistre de la ruine de liberté et de la décadence des principes. Quels sont en effet ces hommes qui sacrifient à des liaisons personnelles, à la crainte peut-être, les intérêts de la patrie? qui, au moment où l'égalité triomphe, osent tenter de l'anéantir dans cette enceinte? On veut vous faire craindre les abus du pouvoir, de ce pouvoir national que vous avez exercé, et qui ne réside pas dans quelques hommes seulement. Qu'avez-vous fait que vous n'ayez fait librement, qui n'ait sauvé la république, qui n'ait été approuvé par la France entière? On veut nous faire craindre que le peuple périsse victime des comités qui ont obtenu la confiance publique, qui sont émanés de la Convention nationale, et qu'on veut en séparer; car tout ceux qui défendent sa dignité sont voués à la calomnie. On craint que les détenus ne soient opprimés; on se défie donc de la justice nationale, des hommes qui ont obtenu la confiance de la Convention nationale: on se défie de la Convention qui leur a donné cette confiance, de l'opinion publique qui l'a sanctionnée. Je dis que quiconque tremble en ce moment est coupable; car jamais l'innocence ne redoute la surveillance publique.
# Ou pas
Posté par hsyl20 (site web personnel) . En réponse au journal Robespierre et la loi sur le renseignement. Évalué à 10.
Sauf que c'est l'inverse quand on lit le discours complet. Ceux qui doivent trembler ce sont les membres de la Convention qui redouteraient la surveillance des citoyens.
Extrait (http://munseys.com/diskeight/maxf.htm) :