Une petite histoire pour ceux qui regrettent qu'il n'y ait pas que de la musique libre sur Dogmazic...
J'ai découvert le concept de musique libre en 1998 avec Ram Samudrala. Et j'ai suivi avec émotion la rédaction de la Licence Art Libre en 2000.
Quand j'ai vu que les musiciens "libristes" faisait majoritairement le choix de licence CC by-nc-sa j'ai eu un petit pincement au coeur. Pourtant, objectivement ça ne changeait pas grand chose puisque cette musique était distribué numériquement et non-commercialement dans 99% des cas. Et que donc sa distribution et son remixage était aussi accessible que si ça avait été de la musique vraiment libre.
Et puis, Deezer et Spotify sont arrivés, et la majorité des auditeurs de musique n'envisageaient plus d'utiliser une plateforme qui ne leur permettent pas d'écouter leurs classique (intégralement si possible). La véritable urgence du moment, semble donc être la proposition de mécénat global, pas la musique libre à 100%. Lorsque un mécénat global sera mis en place, nul doute que ce débat reprendra dans des termes bien différents...
Stallman a achevé de me convaincre : si l'art vraiment libre est une belle aventure, ce n'est pas pour autant une urgence politique : on défente des libertés pratiques pas des libertés théoriques.
Selon moi, les licences non libres qui permettent le partage
sont légitimes pour des œuvres artistiques ou de divertissement. Elle
le sont également pour des œuvres qui expriment un point de vue (comme
cet article lui-même). Ces œuvres ne sont pas dédiés à une utilisation
pratique, donc l’argument concernant le contrôle par l’utilisateur ne
s’y applique pas. Ainsi, je ne vois pas d’objection à ce qu’elles
soient publiées sous licence CC BY-NC-ND, qui ne permet que la
redistribution non commerciale de copies identiques à l’original.
Lionel Allorge : Mais vous faites une différence entre une œuvre artistique et une œuvre fonctionnelle ?
Richard Stallman : [...] Oui, je distingue les œuvres d'utilisation pratique des autres œuvres, qui ne sont pas d'utilisation pratique. Comme par exemple l'opinion et le témoignage et l'art qui sont des œuvres mais pas d'utilisation pratique, ils contribuent d'autres manières. Je crois que les œuvres d'utilisation pratique doivent être libres pour que les utilisateurs aient le contrôle des travaux qu'ils font avec ces œuvres. Mais pour les autres œuvres on ne fait pas de travaux avec. Donc cet argument ne s'applique pas. Et je crois que les autres œuvres doivent être partageables. C'est-à-dire que leurs utilisateurs doivent avoir, ou leurs appréciateurs, parce qu'elles ne s'utilisent pas de la même manière, leurs appréciateurs doivent avoir la liberté de partager l'œuvre, c'est-à-dire de redistribuer des copies exactes de manière non commerciale. Donc c'est moins que d'être libre. Et le logiciel étant une œuvre d'utilisation pratique, il doit être libre.
[^] # Re: Compte
Posté par Sevechjo . En réponse à la dépêche Dogmazic est revenu. Évalué à 4.
Une petite histoire pour ceux qui regrettent qu'il n'y ait pas que de la musique libre sur Dogmazic...
J'ai découvert le concept de musique libre en 1998 avec Ram Samudrala. Et j'ai suivi avec émotion la rédaction de la Licence Art Libre en 2000.
Quand j'ai vu que les musiciens "libristes" faisait majoritairement le choix de licence CC by-nc-sa j'ai eu un petit pincement au coeur. Pourtant, objectivement ça ne changeait pas grand chose puisque cette musique était distribué numériquement et non-commercialement dans 99% des cas. Et que donc sa distribution et son remixage était aussi accessible que si ça avait été de la musique vraiment libre.
Et puis, Deezer et Spotify sont arrivés, et la majorité des auditeurs de musique n'envisageaient plus d'utiliser une plateforme qui ne leur permettent pas d'écouter leurs classique (intégralement si possible). La véritable urgence du moment, semble donc être la proposition de mécénat global, pas la musique libre à 100%. Lorsque un mécénat global sera mis en place, nul doute que ce débat reprendra dans des termes bien différents...
Stallman a achevé de me convaincre : si l'art vraiment libre est une belle aventure, ce n'est pas pour autant une urgence politique : on défente des libertés pratiques pas des libertés théoriques.
http://framablog.org/2013/01/31/stallman-creative-commons-non-commercial/ :
http://www.april.org/interview-de-richard-stallman-le-10-juin-2011 :