• # Quelque chose de pourri chez les Gaulois

    Posté par . En réponse à la dépêche Obelix vs. Mobilix : Obelix vainqueur ?. Évalué à 9.

    copie du mail envoyé à contact@albert-rene.com

    Messieurs,

    C'est avec stupeur, dégoût et consternation que j'apprends le verdict du procès en appel qui opposait les Editions Albert René au site mobiliX dédié aux systèmes mobiles Unix.
    C'est également avec consternation que je constate la dérive juridique de ces mêmes éditions, qui n'ont pas trouvé de meilleur ennemi (dans un premier temps ? qui seront les prochains ?) qu'un site modeste, tout entier tourné vers le logiciel libre, et accessible en toute liberté au plus grand nombre.

    L'intention initiale des Editions Albert René est écoeurante de mauvaise foi (pensons aux innombrables systèmes et logiciels utilisant le suffixe 'ix', en référence à Unix), et le résultat de cet acharnement judiciaire un camouflet pour l'importante communauté des entreprises, organismes, associations, ingénieurs, développeurs qui consacrent leurs efforts à l'informatique libre. C'est d'ailleurs une défaite pour toutes les personnes éprises de justice et de liberté.

    Il ne s'agit pas d'un appel au boycoot, pas plus d'ailleurs que la manifestation d'un "nouveau terrorime électronique", comme vous n'avez pas hésité à qualifier les messages que vous avez déjà reçu par voie de courrier électronique, ce qui, au passage, est révélateur de l'incroyable mépris que vous pouvez porter à l'opinion de personnes qui pourtant pourraient faire partie de vos clients (vous excellez plutôt, à mon sens, dans une certaine forme de "terrorisme juridique").

    Non, il ne s'agit de rien de tout celà, mais bien plutôt d'une prise de position publique, d'une affirmation : plus jamais je n'achèterai le moindre produit de votre société, je saurai au contraire, obstinément, infatigablement, expliquer quelle réalité se cache en fait derrière ces petits personnages de papier, faire connaître la scandaleuse utilisation que vous faites du droit, faire savoir, enfin, ce qu'il y a de pourri dans le petit village gaulois.

    Veuillez agréer, Messieurs, mes salutations.

    Christian -- GNULinews