• [^] # Re: sexisme

    Posté par . En réponse au journal Liste des maires féminines des plus grandes villes du monde d'après Wikidata.. Évalué à 1.

    Oui, et des lois de la physique qu'on ignorait ont aussi des vrais impacts. Pour découvrir ces préjugés, ou ces lois, on part des impacts

    C'est exactement ce qui est fait:
    - la couleur d'un logo a un impact sur la représentation mentale de la marque
    - le contexte d'une utilisation d'un objet (caméra de surveillance) a un impact sur le mot (surveillance) qui a un impact sur l'objet utilisant le mot (sinon, pourquoi videoprotection est mieux que videosurveillance)
    - le nom de la marque aura un impact sur l'image de la marque (voilà pourquoi les boissons ont plutôt des noms du style "tralala" que "blerglorkr")
    - les marketeurs et les politiciens utilisent des éléments de langage ayant un contexte particulier pour obtenir l'impact voulu sur l'objet associé au discours
    - ...

    De là, le scientifique devra choisir entre:
    1) les éléments de contexte qui gravitent autour du sujet ont un impact sur la représentation du sujet
    2) les éléments de contexte qui gravitent autour du sujet ont un impact sur la représentation du sujet SAUF lorsqu'il s'agit de question de genre (parce que la nature a choisi de traiter celles-ci différemment)
    3) les éléments de contexte "coloré" qui gravitent autour du sujet ont un impact, + les éléments de contexte "émotionnel" qui ... ont un impact, + les éléments de ... SAUF ceux liés au genre.

    Là, par le principe du rasoir d'Occam (qui tu citais toi-même), le scientifique va donc conclure que c'est le point 1 qui est le point à considérer par défaut, et que si tu défends le point 2, c'est à toi de le prouver et de fournir une explication expliquant pourquoi cet élément a soudain un traitement différent.

    Tu peux aussi essayer de nier que l'usage d'une exception dans le traitement du genre n'est pas un élément de contexte, alors que celui-ci est bien plus "remarquable" par l'esprit qu'une couleur ou un élément de com subliminal.

    (en d'autres termes:
    le lézard est issu d'un ancêtre qui a évolué, l'oiseau est issu d'un ancêtre qui a évolué, la fourmi est issue d'un ancêtre qui a évolué, le sapin est issu d'un ancêtre qui a évolué. Et tu me dis: hé, tu peux pas dire que l'éléphant est issu d'un ancêtre qui a évolué, vu que tu n'as pas montré que c'est le cas pour lui aussi.
    Si tu veux dire ça, tu dois avoir de bonnes raisons pour montrer que l'éléphant échappe au mécanisme qui s'applique à tout les autres. La charge de la preuve est de ton côté)

    il va falloir argumenter un peu plus qu'en écrivant «donc»

    La démonstration est simple (et par l'absurde):
    Prenons 100 garçons et 100 filles, ayant les mêmes capacités en maths: 25% d'entre eux sont très bons (A), 25% bons (B), 25% pas bons (C) et 25% mauvais (D). Introduisons par hypothèse le facteur discriminant israélien, qui implique que les garçons A se considèrent bons comme A, les garçons B se considèrent bons comme B, ... et que les filles A se considèrent bons comme B, les filles B, bons comme C, ...
    Maintenant, tout ceux qui se considèrent bons comme A et bons comme B s’inscrivent à l'épreuve: on a donc:
    50 garçons qui sont A et B, et 25 filles qui sont A.
    On passe les tests à l'aveugle, et on voit que les filles sont en général meilleures que les garçons.

    Or, toi, tu prétends que ce même résultat est la preuve que la discrimination israélienne n'existe pas.
    J'ai appliqué la discrimination israélienne et j'ai pourtant obtenu les mêmes observations.
    Donc, tu as faux de prétendre que cet observation prouve cela.
    Au mieux, tu peux me dire que cette observation ne prouve pas que la discrimination israélienne s'applique en France, mais cela ne déforce pas mon argument (sinon, dire que les chats boivent du lait, qui lui aussi ne prouve que dalle, devrait aussi déforcer mon argument).

    parfois non (au moins à l'épreuve orale de l'agrégation de maths)

    Faux, comme démontré ci-dessus.

    c'est de s'appuyer (entre autres) sur les bons résultats des femmes à l'agrégation en France pour combattre les préjugés sexistes que pourraient avoir certains professeurs de maths

    Sauf que cette conclusion peut elle même être fausse. Regarde ma démonstration: au départ, les filles sont IDENTIQUES aux garçons. On peut même recommencer l'exercice avec des filles MOINS BONNES (par exemple, 20% de A, 20% de B, 30% de C et 30% de D) que les garçons. Et toi, tu dis qu'il faut utiliser l'observation pour expliquer que les filles sont MEILLEURES que les garçons, ce qui sera évidemment démontré faux par la réalité et va juste pousser les profs de math à te prendre pour un con.

    et montrer à toutes les jeunes filles que les carrières scientifiques les attendent tout autant qu'elles attendent les garçons

    Sauf que c'est factuellement faux: tant que les préjugés existent, ces préjugés auront un impact. De plus, tu fais comment pour dire aux profs qu'ils doivent lutter contre leurs préjugés qui ont un impact négatif et dire aux filles qu'il n'existe pas d'impact négatif qui va les empêcher d'atteindre une carrière scientifique.
    Il faut donc lutter contre les deux en même temps. Ça tombe bien, c'est exactement ce que disent tout ceux qui parlent de féminiser les mots.