• [^] # Re: Juste en passant...

    Posté par . En réponse au journal La vie privé connectée disparait de France. Évalué à 3.

    Oui le mandat impératif est une brique pour la démocratie directe ou participative (je ne connais pas bien la différence). Mais je ne vois pas en quoi celà justifie une interdiction dans la constitution, si ce n'est protéger le mandat représentatif.

    Les justifications des détracteurs du mandat impératif sont liées à ses limites. J'ai étudier la fameuse théorie du principal-agent (c'est complexe) et je l'avais résumé dans un commentaire :

    Comment tu juge l'élu sur la gestion d'un problème non prévu dans son programme (guerre, catastrophe naturelle, ...) ?

    Comment évalue tu les résultats ? Toutes les lois ne sont pas aussi simple à faire passer les unes que les autres, n'ont pas le même poids dans une politique globale, elles peuvent être plus ou moins bien appliquées par l'exécutif en place, ...etc

    Comment tu compares deux élus qui proposeraient le même programme ?

    Pour faire simple, avec un mandat impératif pure, un élu peut se retrouver dans des situations où il ne peut pas remplir son devoir sans faire appel à son jugement, ce qui peut être dangereux. Un exemple qui fait trés peur : la guerre, où on doit pouvoir compter sur quelqu'un pour décider de l'engagement de la nation, des fois en quelques secondes. Je pense qu'historiquement c'est cette raison qui faisait peur.

    Suite du commentaire :

    Pour palier aux problèmes précédent : on peut imaginer un système hybride, dans lequel l'élu est représentant (il prend les décisions sans avoir de compte à rendre) pour les cas non prévus dans son programme. Puis il est « mandataire » pour les questions soulevées dans son programme. Le problème est alors : à partir de combien de lois/propositions le programme est-t-il valide ? Comment on mesure le degré de liberté que l'on donne au candidat ? Quel part d'impératif doit-on imposer au candidat ?

    My 2 cents.