1) Il n'est pas question de ne pas utiliser la calculette programmable au lycée. Juste question de ne pas l'autoriser au bac
2) Il est prévu que les nouvelles calculatrices graphiques disposent d'un mode examen, qui coupe l'accès à la mémoire de la machine en faisant clignotter une petite LED—gadget, lobbys, etc., mais quand même.
Il faut quand même avouer que la calculatrice est un outil un peu anachronique, voire préhistorique, quand chaque élève a une machine 1000 fois plus puissante, connectée à Internet, dans la poche. La plupart des élèves n'utilisent pas les fonctions graphiques de la calculette, ils utilisent la mémoire pour stocker des informations qu'ils devraient connaitre, c'est quand même un détournement de l'objet (on peut discuter de l'intérêt d'apprendre, ou de l'intérêt d'interdire de faire des anti-sèches, mais bon, quand il existe des règles, autant faire en sorte qu'elles soient cohérentes).
Personnellement, j'ai aussi appris à programmer dans l'espèce de proto-langage des Ti des années 1990, j'en garde une super expérience. Mais je pense qu'il y a une énorme différence avec maintenant : je programmais sur ma calculatrice parce que je n'avais pas d'ordinateur. En 2015, à quoi peut bien servir de programmer une calculatrice alors que n'importe qui a plusieurs ordinateurs à la maison? Portables, tablettes, smartphones, tous ces outils sont potentiellement bien meilleurs et plus faciles à prendre en main.
Ce qu'il faudrait, ce sont des applications ludiques pour android, des outils logiciels, pour inciter les adolescents à une utilisation active de leurs appareils. Ça n'est pas seulement un intérêt technique pour former des geeks, je pense qu'il est fondammental d'apprendre aux gamins qu'un smartphone est un appareil qui leur obéit, qui fait ce qu'ils veulent, et seulement ce qu'ils veulent. Et ça, ça peut passer par la programmation. Je trouve inquiétant que les futurs citoyens soient tous très familiers avec les outils électroniques, mais soient aussi tous extrêmement passifs avec ces outils : on ne fait que ce que le concepteur de l'outil veut bien nous laisser faire ; quand le système est trop vieux (1 an?), on jette le matériel, et on accepte de n'avoir aucun contrôle (contrôle des informations entrant/sortant, privilèges d'administrateur) sur un appareil qui pourtant nous appartient. C'est totalement anormal.
# À boire et à manger
Posté par arnaudus . En réponse au journal Bac et calculatrices programmables : la fin ?. Évalué à 10.
1) Il n'est pas question de ne pas utiliser la calculette programmable au lycée. Juste question de ne pas l'autoriser au bac
2) Il est prévu que les nouvelles calculatrices graphiques disposent d'un mode examen, qui coupe l'accès à la mémoire de la machine en faisant clignotter une petite LED—gadget, lobbys, etc., mais quand même.
Il faut quand même avouer que la calculatrice est un outil un peu anachronique, voire préhistorique, quand chaque élève a une machine 1000 fois plus puissante, connectée à Internet, dans la poche. La plupart des élèves n'utilisent pas les fonctions graphiques de la calculette, ils utilisent la mémoire pour stocker des informations qu'ils devraient connaitre, c'est quand même un détournement de l'objet (on peut discuter de l'intérêt d'apprendre, ou de l'intérêt d'interdire de faire des anti-sèches, mais bon, quand il existe des règles, autant faire en sorte qu'elles soient cohérentes).
Personnellement, j'ai aussi appris à programmer dans l'espèce de proto-langage des Ti des années 1990, j'en garde une super expérience. Mais je pense qu'il y a une énorme différence avec maintenant : je programmais sur ma calculatrice parce que je n'avais pas d'ordinateur. En 2015, à quoi peut bien servir de programmer une calculatrice alors que n'importe qui a plusieurs ordinateurs à la maison? Portables, tablettes, smartphones, tous ces outils sont potentiellement bien meilleurs et plus faciles à prendre en main.
Ce qu'il faudrait, ce sont des applications ludiques pour android, des outils logiciels, pour inciter les adolescents à une utilisation active de leurs appareils. Ça n'est pas seulement un intérêt technique pour former des geeks, je pense qu'il est fondammental d'apprendre aux gamins qu'un smartphone est un appareil qui leur obéit, qui fait ce qu'ils veulent, et seulement ce qu'ils veulent. Et ça, ça peut passer par la programmation. Je trouve inquiétant que les futurs citoyens soient tous très familiers avec les outils électroniques, mais soient aussi tous extrêmement passifs avec ces outils : on ne fait que ce que le concepteur de l'outil veut bien nous laisser faire ; quand le système est trop vieux (1 an?), on jette le matériel, et on accepte de n'avoir aucun contrôle (contrôle des informations entrant/sortant, privilèges d'administrateur) sur un appareil qui pourtant nous appartient. C'est totalement anormal.