L'objet de mon message est simplement de pointer que les arguments qui ont été utilisés (et ont convaincu nombre d'entre nous) à propos de l'intégration européenne se sont avérés faux, et qu'il est idiot de continuer à y croire.
Il est évidemment impossible de démontrer que ç'aurait été mieux sans, toutes choses égales par ailleurs. Cela n'a aucun sens d'exiger une telle « démonstration ». Du reste, on est aujourd'hui dans l'UE, qu'on le veuille ou non. La question, c'est : est-ce encore une bonne chose de tout faire pour l'Europe (comme le propose la dernière phrase du journal), ou faut-il faire passer notre conception du bien commun avant l'intégration ?
Personnellement, je suis bien sûr pour de plus larges exceptions au droit d'auteur, une abolition du droit patrimonial immédiatement après la mort de l'auteur, etc. L'histoire ne me donne aucune raison sérieuse de croire qu'une harmonisation européenne ira dans ce sens-là, alors que l'industrie culturelle, elle, voudrait que ça aille dans l'autre sens...
les français veulent majoritairement (suffit de regarder les élections nationales) moins de social...
Arrêtons de raconter n'importe quoi. Les candidats, de l'extrême-gauche jusqu'à Marine Le Pen, jurent tous la main sur le cœur qu'ils sont attachés au modèle social français. Même Sarkozy a été élu sur la promesse de ne pas toucher aux retraites, quant à Chirac, souvenons-nous de sa campagne menée sur le thème de la fracture sociale.
Si les Français voulaient moins de social, pourquoi ne voit-on aucun homme politique de premier plan proposer cela tout simplement ? Alain Madelin, déjà, aurait dû avoir du succès. Jean-Marie Le Pen, qui était reaganien, aurait dû avoir plus de succès que sa fille, qui reprend des idées de gauche. C'est tout l'inverse qui s'est passé...
se battre contre l'exterieur avec seulement 60 millions de citoyens
Des pays largement plus petits y arrivent sans problème. En fait, le discours intégrationniste serait un discours de peureux pleurnichards ? (« bouh, on est trop peu nombreux, on y arrivera jamais... »).
(sur le plan de la population, nous sommes d'ailleurs le 21ème pays au monde ; et sur le plan du PIB, le 5ème ou le 6ème ; on ne parle pas du Danemark ou de la République Tchèque)
[^] # Re: Pourquoi aider l'Europe ?
Posté par Antoine . En réponse au journal Copyright : Le discours devant le sénat de la député Pirate. Évalué à 6.
L'objet de mon message est simplement de pointer que les arguments qui ont été utilisés (et ont convaincu nombre d'entre nous) à propos de l'intégration européenne se sont avérés faux, et qu'il est idiot de continuer à y croire.
Il est évidemment impossible de démontrer que ç'aurait été mieux sans, toutes choses égales par ailleurs. Cela n'a aucun sens d'exiger une telle « démonstration ». Du reste, on est aujourd'hui dans l'UE, qu'on le veuille ou non. La question, c'est : est-ce encore une bonne chose de tout faire pour l'Europe (comme le propose la dernière phrase du journal), ou faut-il faire passer notre conception du bien commun avant l'intégration ?
Personnellement, je suis bien sûr pour de plus larges exceptions au droit d'auteur, une abolition du droit patrimonial immédiatement après la mort de l'auteur, etc. L'histoire ne me donne aucune raison sérieuse de croire qu'une harmonisation européenne ira dans ce sens-là, alors que l'industrie culturelle, elle, voudrait que ça aille dans l'autre sens...
Arrêtons de raconter n'importe quoi. Les candidats, de l'extrême-gauche jusqu'à Marine Le Pen, jurent tous la main sur le cœur qu'ils sont attachés au modèle social français. Même Sarkozy a été élu sur la promesse de ne pas toucher aux retraites, quant à Chirac, souvenons-nous de sa campagne menée sur le thème de la fracture sociale.
Si les Français voulaient moins de social, pourquoi ne voit-on aucun homme politique de premier plan proposer cela tout simplement ? Alain Madelin, déjà, aurait dû avoir du succès. Jean-Marie Le Pen, qui était reaganien, aurait dû avoir plus de succès que sa fille, qui reprend des idées de gauche. C'est tout l'inverse qui s'est passé...
Des pays largement plus petits y arrivent sans problème. En fait, le discours intégrationniste serait un discours de peureux pleurnichards ? (« bouh, on est trop peu nombreux, on y arrivera jamais... »).
(sur le plan de la population, nous sommes d'ailleurs le 21ème pays au monde ; et sur le plan du PIB, le 5ème ou le 6ème ; on ne parle pas du Danemark ou de la République Tchèque)