Le coût, je pensais plutôt au coût de payer des gens qui mettent en place le système, de la veille technologique et des mises à jour, le coût de la formation des utilisateurs, de la mise en place d'un système fiable de stockage des clés, voire d'un coffre fort pour y stocker les clés imprimées sur papier. Le risque est évidemment très concret, c'est celui de perdre les données : perte de la clé ou de la personne qui a mis en place le système, données irrécupérables suite à une erreur dans le système de fichiers, etc. Une simple fausse manip ou une modification anodine du système peut faire perdre du temps et/ou des données. Il est déja suffisamment courant de perdre des données, le fait qu'elles soient chiffrées ne va pas améliorer les choses.
Bref, le coût réel de ce genre de choses est énorme, surtout dans les petites structures qui ne peuvent pas se permettre d'embaucher quelqu'un de suffisamment compétent pour mettre en place un système sans risque et pour récupérer les données en cas de pépin : PME, particulier, association. Quand il n'y a pas de risque particulier (par exemple, pas de données particulièrement sensibles, pas de secrets industriel, pas d'ordinateurs portables), chiffrer les disques des machines qui restent sur place est une pratique que je trouve assez ridicule, voire franchement dangereuse.
Évidemment, ça n'a absolument rien à voir avec les pratiques dans un datacenter ou une grande entreprise. Mais les salaires, encore moins ceux des personnes compétentes dans le domaine, ne sont pas gratuits : c'est terriblement cher, il faut que les données et le contexte économique en vallent la peine. Les geeks paranoïaques peuvent aussi faire ça chez eux, mais ça, c'est dans le domaine ludique. Pour les gens "normaux", il faudrait qu'ils commencent à ne pas balancer leurs fichiers confidentiels sur Facebook avant de se poser la question de la sécurité du stockage ; même la plupart des utilisateurs avancés partagent des fichiers de données (fichiers client ou fournisseur, devis, rapports internes, projets, brouillons de brevets...) par email, qu'ils lisent depuis leur téléphone ou leur tablette via le wifi gratuit d'un hotel en Bulgarie.
Accessoirement, se passer d'ingénieurs compétents en crytographie permet aussi de se passer des trolls hypercorrecteurs sur cryptage/chiffrement, et ça, c'est aussi un gros bénéfice :-)
[^] # Re: Pour finir, n'oublie que chiffrer, c'est bien.
Posté par arnaudus . En réponse au journal Truecrypt 7.1a déclaré relativement sûr. Évalué à 5.
Le coût, je pensais plutôt au coût de payer des gens qui mettent en place le système, de la veille technologique et des mises à jour, le coût de la formation des utilisateurs, de la mise en place d'un système fiable de stockage des clés, voire d'un coffre fort pour y stocker les clés imprimées sur papier. Le risque est évidemment très concret, c'est celui de perdre les données : perte de la clé ou de la personne qui a mis en place le système, données irrécupérables suite à une erreur dans le système de fichiers, etc. Une simple fausse manip ou une modification anodine du système peut faire perdre du temps et/ou des données. Il est déja suffisamment courant de perdre des données, le fait qu'elles soient chiffrées ne va pas améliorer les choses.
Bref, le coût réel de ce genre de choses est énorme, surtout dans les petites structures qui ne peuvent pas se permettre d'embaucher quelqu'un de suffisamment compétent pour mettre en place un système sans risque et pour récupérer les données en cas de pépin : PME, particulier, association. Quand il n'y a pas de risque particulier (par exemple, pas de données particulièrement sensibles, pas de secrets industriel, pas d'ordinateurs portables), chiffrer les disques des machines qui restent sur place est une pratique que je trouve assez ridicule, voire franchement dangereuse.
Évidemment, ça n'a absolument rien à voir avec les pratiques dans un datacenter ou une grande entreprise. Mais les salaires, encore moins ceux des personnes compétentes dans le domaine, ne sont pas gratuits : c'est terriblement cher, il faut que les données et le contexte économique en vallent la peine. Les geeks paranoïaques peuvent aussi faire ça chez eux, mais ça, c'est dans le domaine ludique. Pour les gens "normaux", il faudrait qu'ils commencent à ne pas balancer leurs fichiers confidentiels sur Facebook avant de se poser la question de la sécurité du stockage ; même la plupart des utilisateurs avancés partagent des fichiers de données (fichiers client ou fournisseur, devis, rapports internes, projets, brouillons de brevets...) par email, qu'ils lisent depuis leur téléphone ou leur tablette via le wifi gratuit d'un hotel en Bulgarie.
Accessoirement, se passer d'ingénieurs compétents en crytographie permet aussi de se passer des trolls hypercorrecteurs sur cryptage/chiffrement, et ça, c'est aussi un gros bénéfice :-)