Il est amusant que tu parles de mettre à part la vision manichéene, pour y replonger immediatement...
Comme je vois dans la suite de ton commentaire, tu as le même problème...
Oui, les technologies ont des bons et des mauvais côtés, mais dire qu'elles sont toutes « ni bonnes ni mauvaises » c'est une vision certaine ; ça n'est pas être « neutre ». C'est ce que font croire les américains du style libertarien (je les cite car ce sont les rois de ce genre de sophisme) : on ne doit pas juger une technologie, il faut être neutre vis à vis d'elle, etc, appliqué à à peu près tout.
Dire ça, c'est appliquer une vision libertarienne (enfin, ça n'est peut-être pas le bon mot exactement, mais si tu as mieux dis moi) : pourquoi pas, mais perso, c'est un point de vue, et un point de vue avec lequel je ne suis pas d'accord. Ceux qui se présentent comme « neutres » en disant ça et utilisent ce genre d'argument pour empêcher de juger certaines technologies me font chier.
Note que j'ai bien dit « certaines » : on peut décider collectivement qu'il ne faut pas juger telle techno, mais plutôt ces utilisations, car globalement on estime qu'elle fait plus de bien que de mal. On condamnera (à différents degrés) ses « mauvaises » utilisations, mais on ne condamnera pas son utilisation à priori.
Par contre, on sera beaucoup plus sévère à l'égard d'autres, comme les armes à feu. Il n'y aura que quelques exceptions pour leur utilisation. C'est juger une technologie, c'est ne pas être neutre, mais c'est une décision de notre société.
On les autorise, jusqu'a une certaine taille. Hop, en gagnant 1 centimètre, ils passent de "bon" à "mauvais". Pas de nuance.
Et ta solution est...? Moi ça me semble un compromis pas trop mal.
D'ou vient ce "donc" ? Le législateur aurait le pouvoir de définir ce qui est bon et ce qui est mauvais ? Avant le 20ème siècle, les drogues étaient bonnes, puis elles sont devenues mauvaises, et pour certaines sont en train de redevenir bonnes dans certains pays ?
Le législateur se prononce sur un paquet de choses. La terminologie « bon / mauvais » n'est peut-être pas tout à fait la bonne. Mais oui, il se permet, et les choses qu'on accepte évoluent également avec le temps. C'est clair que pour les drogues, il y a vraiment des lois merdiques parfois, mais il ne tient qu'à nous de le changer.
[^] # Re: C'est pire ailleurs
Posté par benoar . En réponse au journal L'hypocrisie du refus des « boîtes noires » à l'époque des GAFA. Évalué à 3.
Comme je vois dans la suite de ton commentaire, tu as le même problème...
Oui, les technologies ont des bons et des mauvais côtés, mais dire qu'elles sont toutes « ni bonnes ni mauvaises » c'est une vision certaine ; ça n'est pas être « neutre ». C'est ce que font croire les américains du style libertarien (je les cite car ce sont les rois de ce genre de sophisme) : on ne doit pas juger une technologie, il faut être neutre vis à vis d'elle, etc, appliqué à à peu près tout.
Dire ça, c'est appliquer une vision libertarienne (enfin, ça n'est peut-être pas le bon mot exactement, mais si tu as mieux dis moi) : pourquoi pas, mais perso, c'est un point de vue, et un point de vue avec lequel je ne suis pas d'accord. Ceux qui se présentent comme « neutres » en disant ça et utilisent ce genre d'argument pour empêcher de juger certaines technologies me font chier.
Note que j'ai bien dit « certaines » : on peut décider collectivement qu'il ne faut pas juger telle techno, mais plutôt ces utilisations, car globalement on estime qu'elle fait plus de bien que de mal. On condamnera (à différents degrés) ses « mauvaises » utilisations, mais on ne condamnera pas son utilisation à priori.
Par contre, on sera beaucoup plus sévère à l'égard d'autres, comme les armes à feu. Il n'y aura que quelques exceptions pour leur utilisation. C'est juger une technologie, c'est ne pas être neutre, mais c'est une décision de notre société.
Et ta solution est...? Moi ça me semble un compromis pas trop mal.
Le législateur se prononce sur un paquet de choses. La terminologie « bon / mauvais » n'est peut-être pas tout à fait la bonne. Mais oui, il se permet, et les choses qu'on accepte évoluent également avec le temps. C'est clair que pour les drogues, il y a vraiment des lois merdiques parfois, mais il ne tient qu'à nous de le changer.