J'ai l'impression qu'on a facilement tendance à mélanger deux choses : les données privées (par exemple, les photos de vacances qu'on met sur un serveur qu'on pense sécurisé) et les données personnelles (adresse, téléphone, liste d'"amis", etc). Il ne faut quand même pas oublier qu'a priori, pas grand monde (à part les services de l'État, éventuellement) ne surveille Internet en tant que tel. Quand on utilise des services sur Internet (moteur de recherche, webmail, réseaux sociaux), on utilise des ressources privées (les serveurs d'une entreprise), qui nous fournit un service en échange d'argent, d'informations, ou de quelque chose de pas clair. Du coup, j'ai du mal à comprendre ce qu'on peut reprocher à ces lieux privés : on y est surveillés, mais quelque part, on n'est pas chez nous, et on n'est même pas dans le domaine public. Quand on va au restaurant avec sa maitresse, on prend le risque que le serveur donne l'information à notre femme : on a dévoilé une information personnelle en public, on ne peut pas s'attendre à ce qu'elle reste privée.
Bien sûr, le traitement centralisé de ces informations est inquiétant, et bien sûr, l'automatisation de l'analyse des données présente des dangers, et pourrait être limitée par des lois plus contraignantes (par exemple, on pourrait imposer l'anonymisation réelle). Il y a également des cas où ces entreprises ont connaissance d'informations de manière illégitime (par exemple, un email transféré qui arrive sur gmail et qui fournit des infos sur l'expéditeur initial, qui n'avait aucun rapport avec google). Mais dans l'ensemble, ces entreprises n'ont accès qu'à ce qu'on a bien voulu leur donner. Si on ne veut rien à voir avec Google, on est libres de ne pas utiliser ses services (un peu comme on est libres de ne pas aller faire ses courses chez Leclerc).
# Données privées != données personnelles
Posté par arnaudus . En réponse au journal L'hypocrisie du refus des « boîtes noires » à l'époque des GAFA. Évalué à 1.
J'ai l'impression qu'on a facilement tendance à mélanger deux choses : les données privées (par exemple, les photos de vacances qu'on met sur un serveur qu'on pense sécurisé) et les données personnelles (adresse, téléphone, liste d'"amis", etc). Il ne faut quand même pas oublier qu'a priori, pas grand monde (à part les services de l'État, éventuellement) ne surveille Internet en tant que tel. Quand on utilise des services sur Internet (moteur de recherche, webmail, réseaux sociaux), on utilise des ressources privées (les serveurs d'une entreprise), qui nous fournit un service en échange d'argent, d'informations, ou de quelque chose de pas clair. Du coup, j'ai du mal à comprendre ce qu'on peut reprocher à ces lieux privés : on y est surveillés, mais quelque part, on n'est pas chez nous, et on n'est même pas dans le domaine public. Quand on va au restaurant avec sa maitresse, on prend le risque que le serveur donne l'information à notre femme : on a dévoilé une information personnelle en public, on ne peut pas s'attendre à ce qu'elle reste privée.
Bien sûr, le traitement centralisé de ces informations est inquiétant, et bien sûr, l'automatisation de l'analyse des données présente des dangers, et pourrait être limitée par des lois plus contraignantes (par exemple, on pourrait imposer l'anonymisation réelle). Il y a également des cas où ces entreprises ont connaissance d'informations de manière illégitime (par exemple, un email transféré qui arrive sur gmail et qui fournit des infos sur l'expéditeur initial, qui n'avait aucun rapport avec google). Mais dans l'ensemble, ces entreprises n'ont accès qu'à ce qu'on a bien voulu leur donner. Si on ne veut rien à voir avec Google, on est libres de ne pas utiliser ses services (un peu comme on est libres de ne pas aller faire ses courses chez Leclerc).