• [^] # Re: Il y a des projets de lois mais aussi des lois déjà passées

    Posté par . En réponse au journal Dark side of the law. Évalué à 4.

    Je me demande si finalement les électeurs n'ont pas déjà tenté d'utiliser leur pouvoir de sanction, pour finalement changer d'élu et se voir infliger la même politique que précédemment ?

    Ce qui est choquant, c'est de voir à quel point il y a un déséquilibre dans les réactions lorsqu'un tel échec arrive: la faute est 100% placée sur les politiques ou le système.
    Ces exemples illustrent bien l'incapacité des électeurs à se remettre en question. Ils votent pour un mauvais politicien, puis voient que c'est un mauvais politicien, râlent à propos du méchant politicien, puis revotent exactement comme avant, puis voient que c'est un mauvais politicien, ... et se découragent.
    Mais cela ne leur viendrait JAMAIS à l'esprit que le problème peut aussi venir de la façon dont ils font leur travail de citoyen.

    C'est comme un médecin qui finit par être dégoûté et résigné de voir que tout ses patients meurent. Il en conclut que la maladie est impossible à battre. Sauf que ça veut p-e dire que le médecin fait simplement mal son travail. Pour savoir si c'est le cas, il suffit de regarder ce qui se passe ailleurs. En Suède par exemple: on a un système qui fonctionne de manière très similaire, et pourtant, la situation n'est pas mauvaise à ce point.

    Je ne dis pas que le médecin est forcément mauvais. Mais je dis que tant que le médecin est totalement inconscient que ça peut éventuellement être de sa faute et qu'il n'a pas un regard critique sur lui-même au lieu de chercher la solution où le coupable est un autre, toute conclusion est stupide.

    Instaurer des sanctions peut être intéressant, mais de nouveau, ça n'arrivera pas tant que les électeurs considèrent que c'est le boulot des politiciens et pas le leur.
    Par ailleurs, je le répète: il n'y a PAS de moyen objectif de définir une sanction. C'est un jugement subjectif, qui doit être fait avec beaucoup de soin, et les juges doivent être suffisamment matures pour comprendre les vrais événements.