Par contre, il faut surtout un changement dans les mœurs même de la population.
Actuellement:
1) les électeurs considèrent que le problème vient essentiellement des politiciens.
Aujourd'hui, plein de gens se plaignent des politiques, qui sont "tous pourris", ou du président qui est au plus bas dans les sondages. Une première chose à faire est de faire comprendre clairement à ces gens que les électeurs ont une responsabilité là-dedans.
C'est exactement l'inverse de ce qui est fait avec les débats sur les systèmes alternatifs, qui oublient totalement le fait que l'électeur a une responsabilité dans l'échec du système actuel, et reporte tout sur les politiciens.
Si ça rentre bien dans les têtes que le voisin qui vote pour le politicien a casserole est plus coupable que le politicien à casserole sur la situation, on aura déjà fait un grand pas.
(Le politicien à casserole n'est évidemment pas bien placé pour juger de sa propre casserole. C'est comme dire que le prévenu est plus coupable que le juge si le juge lui demande de lui-même prononcer sa sentence. Ce n'est PAS au politicien de juger s'il est ré-éligible, c'est le travail de l'électeur)
2) les électeurs considèrent qu'ils ont forcément raison.
Il faut aussi clairement indiquer à l'électeur qu'il doit lui-même partir du principe qu'il est stupide. Allez voter en se croyant qu'il y a 30% de musulmans alors qu'il y en a 8% est foireux. Avant les élections, un maximum d'a priori doivent être remis en question.
3) les électeurs doivent faire plus d'effort pour établir des contrôles, pour diffuser les résultats de ces contrôles et pour que les sanctions suivent. Si un politicien doit être sanctionner, on applique les différentes mesures de pression ("on votera pour un autre sur la liste", "on fera pression sur les autres de la liste pour qu'ils vous saquent", "on créera un parti juste pour dénoncer aux yeux du monde entier que ce parti est pourri", ...).
Une fois que c'est rentré dans les mœurs, les "mauvais électeurs" seront naturellement une classe sociale où personne ne veut se retrouver.
Ce changement passe par la communication sur le sujet, avec comme élément central: les électeurs ont une responsabilité dans l'échec du système.
[^] # Re: Il y a des projets de lois mais aussi des lois déjà passées
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Dark side of the law. Évalué à 2.
Non, pas de permis de voter.
Par contre, il faut surtout un changement dans les mœurs même de la population.
Actuellement:
1) les électeurs considèrent que le problème vient essentiellement des politiciens.
Aujourd'hui, plein de gens se plaignent des politiques, qui sont "tous pourris", ou du président qui est au plus bas dans les sondages. Une première chose à faire est de faire comprendre clairement à ces gens que les électeurs ont une responsabilité là-dedans.
C'est exactement l'inverse de ce qui est fait avec les débats sur les systèmes alternatifs, qui oublient totalement le fait que l'électeur a une responsabilité dans l'échec du système actuel, et reporte tout sur les politiciens.
Si ça rentre bien dans les têtes que le voisin qui vote pour le politicien a casserole est plus coupable que le politicien à casserole sur la situation, on aura déjà fait un grand pas.
(Le politicien à casserole n'est évidemment pas bien placé pour juger de sa propre casserole. C'est comme dire que le prévenu est plus coupable que le juge si le juge lui demande de lui-même prononcer sa sentence. Ce n'est PAS au politicien de juger s'il est ré-éligible, c'est le travail de l'électeur)
2) les électeurs considèrent qu'ils ont forcément raison.
Il faut aussi clairement indiquer à l'électeur qu'il doit lui-même partir du principe qu'il est stupide. Allez voter en se croyant qu'il y a 30% de musulmans alors qu'il y en a 8% est foireux. Avant les élections, un maximum d'a priori doivent être remis en question.
3) les électeurs doivent faire plus d'effort pour établir des contrôles, pour diffuser les résultats de ces contrôles et pour que les sanctions suivent. Si un politicien doit être sanctionner, on applique les différentes mesures de pression ("on votera pour un autre sur la liste", "on fera pression sur les autres de la liste pour qu'ils vous saquent", "on créera un parti juste pour dénoncer aux yeux du monde entier que ce parti est pourri", ...).
Une fois que c'est rentré dans les mœurs, les "mauvais électeurs" seront naturellement une classe sociale où personne ne veut se retrouver.
Ce changement passe par la communication sur le sujet, avec comme élément central: les électeurs ont une responsabilité dans l'échec du système.