• [^] # Re: Il y a des projets de lois mais aussi des lois déjà passées

    Posté par . En réponse au journal Dark side of the law. Évalué à 2.

    Non, le contrôle, c'est un contrôle: il ne fait que dire "il y a un problème".
    Ensuite, la sanction, elle est à charge de l'électeur, qui doit: 1) ne plus soutenir les politiciens mis en cause, 2) se présenter eux-même en tant que représentant.
    Là, l'électeur ne fait rien, voire fait le contraire en soutenant des gens qui ont des casseroles avérées (et ce depuis des années, par exemple Tapie à l'époque: beau message aux politiques: volez, trompez, on s'en fout, on votera quand même pour vous).
    Et il gémit en disant que monter son propre parti, c'est difficile, personne ne vote pour lui et les autres partis sont méchants avec lui. Ben oui, la démocratie, ça se mérite.

    Et on s'en contre-fout que 99% des médias soit proche du pouvoir. Il suffit UNIQUEMENT qu'il existe UN journal critique pour que le contrôle s'opère. Pendant ce temps-là, on trouve Reflet, NextInpact, le canard, le monde diplo, Charlie Hebdo, ...
    Et de nouveau, si tout les journaux sont proches du pouvoir, c'est à TOI de créer ton journal.

    Justement, la Suède est un bon exemple: c'est une démocratie représentative, comme la France. La vraie différence, c'est que les suédois sont plus impliqués dans la démocratie et que les scandales sont punis par l'électeur.

    c'est d'éviter la prise de pouvoir par une pseudo élite éternelle et d'impliquer beaucoup plus de monde.

    La pseudo-élite-éternelle, c'est une excuse pour rejeter le fait que la réalité est complexe. Par ailleurs, en cas de tirage au sort, il y aura toujours des grandes zones d'influence qui auront un impact sur les décideurs.
    Impliquer plus de monde, c'est aussi un fantasme. Regarde les faits: en Belgique, dans les universités, les étudiants ont la possibilité de participer aux conseils d'étudiant, qui ont un très très grand pouvoir décisionnaire sur les décisions de l'unif, et qui touche tout les étudiants au quotidien. Résultat: ~20% de participation à ces élections.
    Désolé, mais la politique, c'est énormément de travail pour très très peu de résultats concrets. Cela implique d'accepter des décisions démocratiques contraire à ses objectifs, et puis voir les autres décisions totalement mises en pièce en 30 secondes à la majorité suivante, et tout le monde te râler dessus dès qu'il y a quelque chose qui va mal même si t'as fait un très bon travail qui a permis d'éviter une situation 10x pire.

    Ensuite être révoqué publiquement, socialement c'est pas bénin

    Pourtant, c'est déjà exactement les sanctions qu'ont les élus impliqués dans des affaires.
    Sans parler de la belle justice du peuple. Un exemple imaginaire vite fait: un type est élu et voit la crise arriver. Il bosse comme un fou et, avec ses conseillers, sauve 4/5 des emplois que la crise aurait détruit. Mais évidemment, les 1/5 restant considèrent que ses actions ont provoqués leur perte, que sans lui, 0 emploi aurait été touché, et que c'est donc la preuve qu'il a été corrompu par les capitalistes. Allez, hop, référendum populaire, qui évidemment n'hésite pas à chercher le bouc-émissaire (ce que tu fais d'ailleurs toi-même) et révocation publique.