Euh... Faut pas prendre les mecs de la NSA pour des idiots non plus.
Pardon, je reformule : il ne s'en rendra pas compte tout de suite.
Imagine : tu as une petite interface toute bien fichue, avec un champ pour copier-coller la partie variable (titres d'un site de news). Tu fais ton copier-coller, et hop, on lance un script qui compose le canary, le chiffre, et le publie. Franchement, ça ne m'étonnerait pas que le gars de la NSA, tout compétent qu'il est, manque le fait que le tout petit paragraphe manque sur le canary final. C'est quand même un gros pavé d'une centaine de lignes, et il ne semble pas intuitif a priori que le développeur du script ait pensé à ne pas inclure ce paragraphe "fixe" dans son pipeline. Le temps de s'en rendre compte, c'est trop tard. En plus, on peut toujours plaider la bonne foi, du style "comment voulez-vous que je fasse les choses correctement avec une arme pointée sur moi".
Oui. C'est clairement une histoire de confiance (d'intégrité de celui qui signe).
Ça peut marcher pour les projets libres qui ne sont pas pilotés par des intérêts financiers : si tu ne peux pas résister aux pressions des agences, tu coules le projet et tu montes un fork. Par contre, dans le monde du business, c'est un suicide.
L'autre problème, c'est que ça ne peut avoir un intérêt que si le logiciel fait quelque chose de simple, et qu'il n'y a pas de base de données d'utilisateurs. Il est évdent qu'un fournisseur d'accès à Internet ou un gros hébergeur va finir par recevoir des demandes légitimes des autorités ; Google, Apple, ou n'importe quel gros FAI ne pourrait pas tenir très longtemps avec un canary global (à moins évidemment que le seul but du canary est d'expliquer aux clients qu'ils ne doivent pas compter sur la sécurité absolue du système, une sorte de disclaimer: "attention, je refile de temps en temps des infos aux autorités").
[^] # Re: Mise à jour du canari
Posté par arnaudus . En réponse au journal Les produits de Silent Circle sont-ils compromis ?. Évalué à 2.
Pardon, je reformule : il ne s'en rendra pas compte tout de suite.
Imagine : tu as une petite interface toute bien fichue, avec un champ pour copier-coller la partie variable (titres d'un site de news). Tu fais ton copier-coller, et hop, on lance un script qui compose le canary, le chiffre, et le publie. Franchement, ça ne m'étonnerait pas que le gars de la NSA, tout compétent qu'il est, manque le fait que le tout petit paragraphe manque sur le canary final. C'est quand même un gros pavé d'une centaine de lignes, et il ne semble pas intuitif a priori que le développeur du script ait pensé à ne pas inclure ce paragraphe "fixe" dans son pipeline. Le temps de s'en rendre compte, c'est trop tard. En plus, on peut toujours plaider la bonne foi, du style "comment voulez-vous que je fasse les choses correctement avec une arme pointée sur moi".
Ça peut marcher pour les projets libres qui ne sont pas pilotés par des intérêts financiers : si tu ne peux pas résister aux pressions des agences, tu coules le projet et tu montes un fork. Par contre, dans le monde du business, c'est un suicide.
L'autre problème, c'est que ça ne peut avoir un intérêt que si le logiciel fait quelque chose de simple, et qu'il n'y a pas de base de données d'utilisateurs. Il est évdent qu'un fournisseur d'accès à Internet ou un gros hébergeur va finir par recevoir des demandes légitimes des autorités ; Google, Apple, ou n'importe quel gros FAI ne pourrait pas tenir très longtemps avec un canary global (à moins évidemment que le seul but du canary est d'expliquer aux clients qu'ils ne doivent pas compter sur la sécurité absolue du système, une sorte de disclaimer: "attention, je refile de temps en temps des infos aux autorités").