• [^] # Re: Intérêt

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Et vous, à votre avis, pour où commencer une quête pour une chaîne de compilation espérantophone ?. Évalué à 3.

    Mais, par exemple, il n'y a qu'un seul pluriel en espéranto. Perl utilise deux pluriels : un pour les listes, et un pour les tables de hachage. Le langage parlé n'a pas toujours les mêmes besoins en suffixes (ou préfixes), visiblement.

    Il y a au moins -j, -ar-, -uj-, -op- et -ing- pour exprimer l’idée de pluriel et de collection, contenant, etc. Et quand bien même aucun aucun lexème existant ne conviendrait, les règles du fudamento autorise explicitement l’emprunt, donc créer haŝo serait envisageable, voir même -aŝ-. Ce d’autant qu’il n’y aurait pas de conflit homonymique, si j'en crois le PIV, via [vortaro.net]. Cela étant, python n'hésite pas à parler de dictionnaire, pour présenter la même structure. Dictionnaire, soit vortaro (vort-aro, ensemble de mot).

    La même chose pour les contextes : les contextes dans les langages parlés sont beaucoup plus variés et complexes que ce d'un langage de programmation, mais ça ne veut pas dire qu'ils traduisent optimalement tous les contextes utiles en programmation.

    Le changement contextuel s’exprime généralement très bien par un adverbe. J’espère que la boutade auto-référentiel méta-confirmatrice sera appréciée à sa juste valeur.

    Et souvent, les opérateurs et la syntaxes abstraient de façon efficace les notions, comme en mathématiques, et les mots-clés sont souvent juste des mots magiques qui sont censés évoquer intuitivement une idée (comme en maths), mais ça reste des mots magiques dont au contraire je pense qu'il ne faut pas attacher un rôle grammatical trop proche de celui qu'on lui attribue en prose.

    Pour ma part je ne conçois pas de distinction de structure fondamentale entre la prose et les autres approches cognitives : partout elles s'intersectent, se chevauchent et s'interfécondent. Or de l’intuition il n’y a, en ce qui me concerne, nulle possibilité de mathématiques. Et c'est toute la magie des mathématiques que de nous révéler des structures formelles qui donnent à contempler les constructions abstraites qu’inspirent l’imagination. Le terme mathémagique par exemple donne une bonne illustration de cette connivence cognitive.

    L’évocation apparaît comme l’art de donner à l’esprit l’impression de redécouvrir ce qu’il n’a jamais expérimenté. Pour ma part je rejette la métempsychose platonicienne, l’esprit ne se rappel pas, il explore des voies parmi celles que son contexte d’errement permet d’accéder.