Entièrement d'accord, j'ai fini par quitter une boîte qui m'avait promis contrat, augmentations, etc. et où alors que je faisais deux fois plus d'interventions facturées que mes deux autres collègues réunis, des centaines d'heures supplémentaires non rémunérées à ne même pas manger le midi tandis qu'eux anchaînaient les pauses clope, les cafés et le restau, je ne touchais que la moitié de leur salaire, sans même avoir vu la couleur de mon contrat, et c'était une galère sans nom pour récupérer seulement une partie de mes frais professionnels.
Étant passé par plusieurs petites entreprises (type familiales), le problème du remboursement des frais professionnels est récurrent, ainsi que les heures supplémentaires non rémunérées, sous couvert de discours « Ici on est très souple, si tu as besoin un jour de partir plus tôt un jour où il n'y a pas de boulot, pas de souci, on sera content que tu puisses rester plus longtemps les fois où il y aura besoin ».
Sauf que tu n'as jamais le temps de partir plus tôt, surtout quand le service se fait « hors exploitation », même si tu as besoin, c'est une souplesse à sens unique, à leur unique avantage. D'ailleurs, la seule fois où j'ai imposé de pouvoir récupérer une petite partie de mes heures sup une journée où j'avais vraiment besoin, je ne vous raconte pas l'ambiance par la suite, qui a conduit à des conflits (mes frais qui étaient « retouchés » – ie elle en retirait qu'elle estimait pouvoir être moindre – par la secrétaire cousine des patrons, etc.), et finalement à mon départ.
Si je compare avec un ami qui lui a toujours eu les couilles de s'imposer (« C'est ça où je préfère partir ailleurs ! »), de réclamer (« J'estime que j'ai droit à une augmentation ! »), qui se barrait pile à l'heure et jamais en retard en n'en ayant rien à faire que le travail soit terminé ou pas, et bien je dirais que c'est comme ça qu'il faut se comporter, parce que ça paye (pas forcément pour la santé financière de l'entreprise, mais pour la sienne, sans quoi on se fait bouffer).
[^] # Re: Oui mais
Posté par Foutaises . En réponse au journal Hold-up sur le financement des formations. Évalué à 4. Dernière modification le 19 février 2015 à 13:42.
Entièrement d'accord, j'ai fini par quitter une boîte qui m'avait promis contrat, augmentations, etc. et où alors que je faisais deux fois plus d'interventions facturées que mes deux autres collègues réunis, des centaines d'heures supplémentaires non rémunérées à ne même pas manger le midi tandis qu'eux anchaînaient les pauses clope, les cafés et le restau, je ne touchais que la moitié de leur salaire, sans même avoir vu la couleur de mon contrat, et c'était une galère sans nom pour récupérer seulement une partie de mes frais professionnels.
Étant passé par plusieurs petites entreprises (type familiales), le problème du remboursement des frais professionnels est récurrent, ainsi que les heures supplémentaires non rémunérées, sous couvert de discours « Ici on est très souple, si tu as besoin un jour de partir plus tôt un jour où il n'y a pas de boulot, pas de souci, on sera content que tu puisses rester plus longtemps les fois où il y aura besoin ».
Sauf que tu n'as jamais le temps de partir plus tôt, surtout quand le service se fait « hors exploitation », même si tu as besoin, c'est une souplesse à sens unique, à leur unique avantage. D'ailleurs, la seule fois où j'ai imposé de pouvoir récupérer une petite partie de mes heures sup une journée où j'avais vraiment besoin, je ne vous raconte pas l'ambiance par la suite, qui a conduit à des conflits (mes frais qui étaient « retouchés » – ie elle en retirait qu'elle estimait pouvoir être moindre – par la secrétaire cousine des patrons, etc.), et finalement à mon départ.
Si je compare avec un ami qui lui a toujours eu les couilles de s'imposer (« C'est ça où je préfère partir ailleurs ! »), de réclamer (« J'estime que j'ai droit à une augmentation ! »), qui se barrait pile à l'heure et jamais en retard en n'en ayant rien à faire que le travail soit terminé ou pas, et bien je dirais que c'est comme ça qu'il faut se comporter, parce que ça paye (pas forcément pour la santé financière de l'entreprise, mais pour la sienne, sans quoi on se fait bouffer).