Pourquoi l'art échapperait à ce genre de mécanismes de durées et de conditions ?
"Parce que l'art n'est pas une marchandise"? Non, je déconne. À mon avis, c'est juste une conjonction de facteurs qui ont mis l'industrie "culturelle" en position de force : non seulement ils peuvent plaider que l'art doit être traité de manière différente du reste de l'économie, mais en plus tous les gouvernements ont toujours investi énormément dans l'"exception culturelle", qui est idéalisée en terme de rayonnement de la France et de la francophonie dans le monde (d'où la tétrachiée de films français super chiants et super subventionnés). Évidemment, le législateur a bien pris soin de ne pas définir précisément ce qui relève du domaine artistique (à une époque, nos députés savaient écrire des lois simples, claires, et applicables), mais la conséquence c'est évidemment que le même régime s'applique à des créations originales qui méritent réellement d'être aidées et au dernier boysband TF1/M6/NRJ/Universal.
On peut sincèrement douter de la légitimité d'appliquer (quasiment) le même droit à une rédaction de CE2, à une toile de Picasso, au code du noyau Linux, et à un article scientifique écrit par un fonctionnaire.
[^] # Re: Le supprimer ? Non. L'adapter ? Oui !
Posté par arnaudus . En réponse au journal La France met en garde contre un "démantèlement" du droit d'auteur en Europe. Évalué à 6.
Bienvenu dans le monde réel! :-)
"Parce que l'art n'est pas une marchandise"? Non, je déconne. À mon avis, c'est juste une conjonction de facteurs qui ont mis l'industrie "culturelle" en position de force : non seulement ils peuvent plaider que l'art doit être traité de manière différente du reste de l'économie, mais en plus tous les gouvernements ont toujours investi énormément dans l'"exception culturelle", qui est idéalisée en terme de rayonnement de la France et de la francophonie dans le monde (d'où la tétrachiée de films français super chiants et super subventionnés). Évidemment, le législateur a bien pris soin de ne pas définir précisément ce qui relève du domaine artistique (à une époque, nos députés savaient écrire des lois simples, claires, et applicables), mais la conséquence c'est évidemment que le même régime s'applique à des créations originales qui méritent réellement d'être aidées et au dernier boysband TF1/M6/NRJ/Universal.
On peut sincèrement douter de la légitimité d'appliquer (quasiment) le même droit à une rédaction de CE2, à une toile de Picasso, au code du noyau Linux, et à un article scientifique écrit par un fonctionnaire.