Il est prouvé dans le sens ou il a été testé expérimentalement un nombre innombrable de fois, qu’on construit des tas de choses basés sur ces principes, et que ces appareils marchent comme prévu. Si on suppose que le monde possède un ordre, alors la théorie mathématique de l’apprentissage s’applique (Hoeffding's inequality et ses extensions pour les modèles infinis) et on peut raisonnablement conclure que la modèle, appliqué au domaine dans lequel il a été testé, possède un degré suffisant de capacité de généralisation pour pouvoir prédire le résultat d’expériences, construire des ponts, des ordinateurs, prévoir le mouvement du système solaire, analyser la composition des étoiles lointaines... Ce qu’on appelle généralement par « correct/vrai/valide/prouvé » en physique.
C’est subtil, mais on est très loin des preuves mathématiques qui fournissent des vraies preuves irréfutables (modulo Gödel).
Irréfutables dans le cadre d’un modèle, celui de la logique. Tout comme je prouve (irréfutablement) l’inexistence de machines à mouvement perpétuel dans le modèle de la thermodynamique. Et tout comme je prouve (irréfutablement) la seconde loi de la thermodynamique dans le modèle de la mécanique statistique.
La question est : pourquoi assignes-tu une différence de nature entre le modèle « logique » et le modèle « mécanique statistique » ? Les deux sont reliés à des processus physiques : le premier, à des structures cognitives qui émergent d’un gros paquet de cellules synaptiques chez l’espèce humaine ; le second, les mouvements des atomes suivant certaines lois basiques.
[^] # Re: J'ai peur ...
Posté par Moonz . En réponse au journal Liberté d'expression sous les balles. Évalué à 1. Dernière modification le 09 janvier 2015 à 14:18.
Il est prouvé dans le sens ou il a été testé expérimentalement un nombre innombrable de fois, qu’on construit des tas de choses basés sur ces principes, et que ces appareils marchent comme prévu. Si on suppose que le monde possède un ordre, alors la théorie mathématique de l’apprentissage s’applique (Hoeffding's inequality et ses extensions pour les modèles infinis) et on peut raisonnablement conclure que la modèle, appliqué au domaine dans lequel il a été testé, possède un degré suffisant de capacité de généralisation pour pouvoir prédire le résultat d’expériences, construire des ponts, des ordinateurs, prévoir le mouvement du système solaire, analyser la composition des étoiles lointaines... Ce qu’on appelle généralement par « correct/vrai/valide/prouvé » en physique.
Irréfutables dans le cadre d’un modèle, celui de la logique. Tout comme je prouve (irréfutablement) l’inexistence de machines à mouvement perpétuel dans le modèle de la thermodynamique. Et tout comme je prouve (irréfutablement) la seconde loi de la thermodynamique dans le modèle de la mécanique statistique.
La question est : pourquoi assignes-tu une différence de nature entre le modèle « logique » et le modèle « mécanique statistique » ? Les deux sont reliés à des processus physiques : le premier, à des structures cognitives qui émergent d’un gros paquet de cellules synaptiques chez l’espèce humaine ; le second, les mouvements des atomes suivant certaines lois basiques.