Les islamistes ce sont pas ceux qui veulent de l'islam dans la politique? Ca peut éventuellement se faire avec modération je pense.
Je ne sais pas... Si l'on pense que la loi d'un dieu (pardon, de Dieu) prévaut sur celle des hommes la notion même de démocratie a un sens très relatif, non ?
Cela me fait penser à Max Frisch : « Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles ». La modération que tu évoques, si elle n'installe pas elle-même la dictature, s'en accommode toujours très bien. Confère mon propre grand-père, démocrate chrétien s'il en est, qui en 1941 baptisa son fils Philippe en l'honneur du grand homme qui sauva la France, puis vénéra De Gaulle en 1944, un grand homme chassant l'autre.
Par ricochet je pense aussi à cette sentence ironique que l'on attribuait à Brecht quand j'étais étudiant :
« En Allemagne on peut être honnête, intelligent, ou national-socialiste. On peut même avoir deux des trois qualité, mais pas trois. On peut être intelligent et national-socialiste, alors on n’est pas honnête. Ou bien honnête et national-socialiste, alors on n’est pas intelligent. Ou encore honnête et intelligent mais donc pas national-socialiste ».
Je crains que, faisant fi de l'histoire, notre monde soit en train de repasser le film à l'envers et qu'un fascisme (soi-disant islamiste) finira par en justifier un autre dont il est finalement complice.
[^] # Re: C'est dur d'être aimé par des cons!
Posté par Vincent Gay (site web personnel) . En réponse au journal Liberté d'expression sous les balles. Évalué à 10.
Je ne sais pas... Si l'on pense que la loi d'un dieu (pardon, de Dieu) prévaut sur celle des hommes la notion même de démocratie a un sens très relatif, non ?
Cela me fait penser à Max Frisch : « Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles ». La modération que tu évoques, si elle n'installe pas elle-même la dictature, s'en accommode toujours très bien. Confère mon propre grand-père, démocrate chrétien s'il en est, qui en 1941 baptisa son fils Philippe en l'honneur du grand homme qui sauva la France, puis vénéra De Gaulle en 1944, un grand homme chassant l'autre.
Par ricochet je pense aussi à cette sentence ironique que l'on attribuait à Brecht quand j'étais étudiant :
« En Allemagne on peut être honnête, intelligent, ou national-socialiste. On peut même avoir deux des trois qualité, mais pas trois. On peut être intelligent et national-socialiste, alors on n’est pas honnête. Ou bien honnête et national-socialiste, alors on n’est pas intelligent. Ou encore honnête et intelligent mais donc pas national-socialiste ».
Je crains que, faisant fi de l'histoire, notre monde soit en train de repasser le film à l'envers et qu'un fascisme (soi-disant islamiste) finira par en justifier un autre dont il est finalement complice.