NON ! Hommes sous les balles ! Ne pleurez pas la liberté d’expression, elle ne meurt pas, pleurez plutôt les hommes !
Je n’en peux plus de tous ces discours dégoulinants de partout qui chantent une longue liturgie de la liberté d’expression en oubliant les hommes qui meurent. Heureusement, après ton titre, tes premiers mots furent pour les morts, donc les hommes.
Mais regardez partout les uns et les autres prendre le micro et la plume, ils ont tous ces mots là à la bouche « liberté d’expression », et mettent les morts en second plan.
J’ai par exemple lu un Nicolas Sarkozy écrire que ses premières pensées se tournent vers les nombreuses victimes alors que ses premiers mots sont pour la liberté d’expression. Et hop le voilà qu’il dit « C'est une atteinte directe, sauvage, à l'un de nos principes les plus chers : la vie », alors que j’aurai dit plutôt : « C'est une atteinte directe, sauvage, à l'un de nos principes les plus chers : la vie ».
De même j’ai lu un François Fillon écrire quelques envolées lyriques sur la liberté chérie, le rire et la satire en plaçant les victimes en second plan.
Finalement, quand François Hollande parle d’ « exceptionnelle barbarie », il est bien plus dans la réalité.
Il faut arrêter avec ce dogmatisme de la liberté d’expression ! La satire va bien, elle n’est pas mortelle, contrairement aux hommes !
En fait ça me répugne au plus haut point de voir que ce qui fait que cet attentat est présenté comme plus scandaleux que les autres de ces 30 derniers jours, c’est le fait qu’il touche à la liberté d’expression, et pas parce qu’il a fait plus de morts...
Et ça ça me répugne plus que les maladroites tentatives de récupération en elle-même, c’est dire... Ils sont tous là à faire passer la liberté d’expression devant la dignité de l’homme et de sa vie.
Il y a un autre truc qui me répugne, ce sont les litanies de #notinmyname et autres #padamalgame, quand des hommes se soucient de sauver leur vie, d’autres se soucient de leur petite image.
Et non, je ne suis pas Charlie, je suis celui que tu persécutes (Charlie n’est qu’une victime parmi d’autres). Souciez-vous des hommes car ce sont les hommes qui meurent, et laissez les morts défendre la parole car la parole ne meurt pas.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
# Hommes sous les balles
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Liberté d'expression sous les balles. Évalué à 0.
NON ! Hommes sous les balles ! Ne pleurez pas la liberté d’expression, elle ne meurt pas, pleurez plutôt les hommes !
Je n’en peux plus de tous ces discours dégoulinants de partout qui chantent une longue liturgie de la liberté d’expression en oubliant les hommes qui meurent. Heureusement, après ton titre, tes premiers mots furent pour les morts, donc les hommes.
Mais regardez partout les uns et les autres prendre le micro et la plume, ils ont tous ces mots là à la bouche « liberté d’expression », et mettent les morts en second plan.
J’ai par exemple lu un Nicolas Sarkozy écrire que ses premières pensées se tournent vers les nombreuses victimes alors que ses premiers mots sont pour la liberté d’expression. Et hop le voilà qu’il dit « C'est une atteinte directe, sauvage, à l'un de nos principes les plus chers : la vie », alors que j’aurai dit plutôt : « C'est une atteinte directe, sauvage, à l'un de nos principes les plus chers : la vie ».
De même j’ai lu un François Fillon écrire quelques envolées lyriques sur la liberté chérie, le rire et la satire en plaçant les victimes en second plan.
Finalement, quand François Hollande parle d’ « exceptionnelle barbarie », il est bien plus dans la réalité.
Il faut arrêter avec ce dogmatisme de la liberté d’expression ! La satire va bien, elle n’est pas mortelle, contrairement aux hommes !
En fait ça me répugne au plus haut point de voir que ce qui fait que cet attentat est présenté comme plus scandaleux que les autres de ces 30 derniers jours, c’est le fait qu’il touche à la liberté d’expression, et pas parce qu’il a fait plus de morts...
Et ça ça me répugne plus que les maladroites tentatives de récupération en elle-même, c’est dire... Ils sont tous là à faire passer la liberté d’expression devant la dignité de l’homme et de sa vie.
Il y a un autre truc qui me répugne, ce sont les litanies de #notinmyname et autres #padamalgame, quand des hommes se soucient de sauver leur vie, d’autres se soucient de leur petite image.
Et non, je ne suis pas Charlie, je suis celui que tu persécutes (Charlie n’est qu’une victime parmi d’autres). Souciez-vous des hommes car ce sont les hommes qui meurent, et laissez les morts défendre la parole car la parole ne meurt pas.
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