Les "bureaux sémantiques" ont eu le vent en poupe ; KDE s'y est lancé il y a longtemps ; ainsi que GNOME ; je vois dans le billet Etoilé : il doit y en avoir d'autres. Mais la révolution s'avère plus douce que prévue (...)
J'imagine qu'outre les raisons que tu cites, on peut évoquer le fait que les étiquettes, il faut encore les poser.
Et là j'en profite pour évoquer quelques histoires de tags qui me chiffonnent un peu :
quasiment aucune appli n'exploite les tags des fichiers vidéo. On pourrait imaginer que les films puissent être aussi aisément organisés que le sont les chansons depuis l'avènement d'iTunes il y a plus de dix ans. Mais non, XBMC doit encore utiliser des "scrapers" pour détecter (deux fois sur trois) les informations de mes films. Et mes vidéos d'appareil photo pourraient au moins avoir mon nom en "auteur", non ?
s'agissant des photos : louperais-je quelque chose en utilisant Shotwell pour les classer ? Lors d'une grosse migration effectuée l'été dernier, je n'ai "pas pensé" à sauvegarder ma "base de données" Shotwell (je sais même pas comment on fait ça) et tout le classement de mes photos était foutu en l'air. J'aurais espéré que le titre de mes évènements ait été enregistré parmi les tags de mes photos, et d'ailleurs, Shotwell a une case suggérant une telle possibilité dans ses options, que j'ai cochée avant ma migration, sans constater l'effet désiré. La division calendaire par défaut n'est pas hyper commode - Google+, lui, détecte (deux fois sur trois) les "évènements" en fonction de l'horodatage et de la géolocalisation. Et GNOME Photos peut afficher les albums Google+. Peut-être loupe-je quelque chose.
les PDF taggés c'est nul. Je dois en avoir deux à tout casser parmi ma liaisse de cours de droit. Et à chaque fois que j'affiche les Propriétés d'un morceau de musique avec Nautilus, et que je cherche machinalement les métadonnées, je clique sur l'onglet "Tags" et je vois l'affreuse liste de tags idiots que les auteurs des deux PDF susévoqués ont jugé utile d'ajouter (protip : pour voir les tags ID3 d'un morceau, il faut cliquer sur l'onglet Musique, pas Tags. Et vous ne pouvez pas les éditer de toute façon.)
de toute façon, dans un monde idéal, les tags ne serviraient qu'à pallier l'absence de texte inhérente aux fichiers multimédia. Si je veux retrouver un de ces satanés PDF, je préfère chercher dans tout le texte du PDF plutôt que de me rappeler de l'étiquette idiote que j'aurai pu penser à lui coller. Je ne crois pas que GNOME sache faire ça (comme tu le dis, les "providers" de GNOME sont très pratiques pour retrouver ses fichiers, j'aime beaucoup m'en servir quand ça marche (deux fois sur trois)).
En d'autres termes, j'ai toujours cette impression bizarre que le "bureau sémantique" nous vient d'un temps où "tag" était un buzzword et où chaque "blog 2.0" se devait d'arborer son "nuage de tags" en Flash tournicotant dans la sidebar. N'en sommes-nous pas revenus ?(*) BIen sûr, j'utilise toujours les tags ID3, mais la petite subtilité, c'est que je ne les pose pas moi-même : MusicBrainz Picard s'en charge très bien (deux fois sur trois) pour moi.
Pour le reste, je classe mes fichiers dans des dossiers et ça va tout aussi bien. C'est comme ça que Google Drive fonctionne également. Jusqu'au vice ultime d'imiter le double-clic des bureaux traditionnels (ce qui est débile mais passons).
Un aparté à propos de GNOME : on a déjà parlé ici du "finding and reminding", la philosophie la plus importante du projet depuis le passage à GNOME 3. Jon McCann l'avait exposé en 2011. C'est, me semble t-il, une réponse aux questions soulevées par ce journal. Une réponse qui n'est pas encore bien complète : comme je disais plus haut, Tracker, le pilier de ce système, déconne chez moi, et entraîne avec lui les applis Musique, Vidéos, etc. qui déconnent déjà de leur propre chef, considérant qu'elles sont améliorées à un train de sénateur depuis trois ans.
(*) et il y a les Hashtags, bien sûr, à ceci près que le moteur de recherche Twitter semble purement et simplement les ignorer après quelques jours d'ancienneté, ce qui m'a dégoûté d'en créer, et par corollaire, m'a dégoûté de twitter [le verbe] tout court.
[^] # Re: Pourquoi non
Posté par Laurent Pointecouteau (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Pourquoi on est bloqué, vers où on va peut-être pas. Évalué à 4. Dernière modification le 31 décembre 2014 à 13:37.
J'imagine qu'outre les raisons que tu cites, on peut évoquer le fait que les étiquettes, il faut encore les poser.
Et là j'en profite pour évoquer quelques histoires de tags qui me chiffonnent un peu :
En d'autres termes, j'ai toujours cette impression bizarre que le "bureau sémantique" nous vient d'un temps où "tag" était un buzzword et où chaque "blog 2.0" se devait d'arborer son "nuage de tags" en Flash tournicotant dans la sidebar. N'en sommes-nous pas revenus ?(*) BIen sûr, j'utilise toujours les tags ID3, mais la petite subtilité, c'est que je ne les pose pas moi-même : MusicBrainz Picard s'en charge très bien (deux fois sur trois) pour moi.
Pour le reste, je classe mes fichiers dans des dossiers et ça va tout aussi bien. C'est comme ça que Google Drive fonctionne également. Jusqu'au vice ultime d'imiter le double-clic des bureaux traditionnels (ce qui est débile mais passons).
Un aparté à propos de GNOME : on a déjà parlé ici du "finding and reminding", la philosophie la plus importante du projet depuis le passage à GNOME 3. Jon McCann l'avait exposé en 2011. C'est, me semble t-il, une réponse aux questions soulevées par ce journal. Une réponse qui n'est pas encore bien complète : comme je disais plus haut, Tracker, le pilier de ce système, déconne chez moi, et entraîne avec lui les applis Musique, Vidéos, etc. qui déconnent déjà de leur propre chef, considérant qu'elles sont améliorées à un train de sénateur depuis trois ans.
(*) et il y a les Hashtags, bien sûr, à ceci près que le moteur de recherche Twitter semble purement et simplement les ignorer après quelques jours d'ancienneté, ce qui m'a dégoûté d'en créer, et par corollaire, m'a dégoûté de twitter [le verbe] tout court.