Il y a trois choses irremplaçables dans Latex : 1) le rendu, et 2) le principe du WTSIWYM, 3) la syntaxe des équations. En plus, malgré la discussion ci-dessus, Latex est relativement connu, et on arrive à communiquer avec certaines personnes et professionnels en Latex, alors que les autres solutions n'ont aucun réseau viable.
Maintenant, dans Latex, il faut bien avouer que le reste est pourri. La syntaxe est pourrie, les options par défaut sont pourries, le support des langues non-anglaises est pourri (ainsi que la gestion de l'encodage), les sorties du compilateur sont pourries, la chaine de compilation est pourrie (dvi, ps, pdf vs pdflatex, + les multiples compilations pour gérer les références croisées), il n'y a pas de bibliothèque standard ni de distribution standard (et donc, aucune garantie de compiler sur une autre machine), la syntaxe mélange le fond et la forme (par exemple les section vs section*), le foisonnement des extension à la syntaxe aussi différente que possible est ingérable. Et, probablement le plus grave, la personnalisation du rendu ne fait pas partie des choses qu'un pékin lambda peut modifier, étant donné la merditude totale du langage à macro (cf makeatother, WTF?). Pour la gestion des références, bibtex fait froid dans le dos ; le format des fichiers bib est totalement correcte, mais pour les fichiers de style (bst), c'est pas loin du brainfuck. Alors, évidemment, on a toujours les mêmes réponses : il faut utiliser biblatex au lieu de bibtex, il faut utiliser le package geometry et ne pas essayer de modifier les marges directement, etc. Mais tout ça génère une multitude de dialectes de Latex, qui font qu'il faut être ultra-spécialiste (utiliser Latex quotidiennement ou développer en Latex) pour travailler de manière "lisse" (par exemple, pour éviter de Googler 10 fois par jour des trucs comme "Latex change color caption figure but not table", "Latex figures on odd pages only", etc, suivi par des copier-coller de 10 lignes de macros absontes).
Globalement, si les gens continuent massivement d'utiliser Latex malgré ses défauts, c'est que ses qualités sont exceptionnelles. Mais il ne faut pas rêver : ça ne peut pas durer éternellement comme ça. Ça serait bien que la solution WYSIWYM du XXIe siècle vienne du libre, parce que si ça n'est pas le cas, on ne pourra pas résister très longtemps, ne serait-ce que pour une simple raison de productivité.
[^] # Re: Et si on prenait ça comme un retour?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Word vs TeX. Évalué à 10.
Il y a trois choses irremplaçables dans Latex : 1) le rendu, et 2) le principe du WTSIWYM, 3) la syntaxe des équations. En plus, malgré la discussion ci-dessus, Latex est relativement connu, et on arrive à communiquer avec certaines personnes et professionnels en Latex, alors que les autres solutions n'ont aucun réseau viable.
Maintenant, dans Latex, il faut bien avouer que le reste est pourri. La syntaxe est pourrie, les options par défaut sont pourries, le support des langues non-anglaises est pourri (ainsi que la gestion de l'encodage), les sorties du compilateur sont pourries, la chaine de compilation est pourrie (dvi, ps, pdf vs pdflatex, + les multiples compilations pour gérer les références croisées), il n'y a pas de bibliothèque standard ni de distribution standard (et donc, aucune garantie de compiler sur une autre machine), la syntaxe mélange le fond et la forme (par exemple les section vs section*), le foisonnement des extension à la syntaxe aussi différente que possible est ingérable. Et, probablement le plus grave, la personnalisation du rendu ne fait pas partie des choses qu'un pékin lambda peut modifier, étant donné la merditude totale du langage à macro (cf makeatother, WTF?). Pour la gestion des références, bibtex fait froid dans le dos ; le format des fichiers bib est totalement correcte, mais pour les fichiers de style (bst), c'est pas loin du brainfuck. Alors, évidemment, on a toujours les mêmes réponses : il faut utiliser biblatex au lieu de bibtex, il faut utiliser le package geometry et ne pas essayer de modifier les marges directement, etc. Mais tout ça génère une multitude de dialectes de Latex, qui font qu'il faut être ultra-spécialiste (utiliser Latex quotidiennement ou développer en Latex) pour travailler de manière "lisse" (par exemple, pour éviter de Googler 10 fois par jour des trucs comme "Latex change color caption figure but not table", "Latex figures on odd pages only", etc, suivi par des copier-coller de 10 lignes de macros absontes).
Globalement, si les gens continuent massivement d'utiliser Latex malgré ses défauts, c'est que ses qualités sont exceptionnelles. Mais il ne faut pas rêver : ça ne peut pas durer éternellement comme ça. Ça serait bien que la solution WYSIWYM du XXIe siècle vienne du libre, parce que si ça n'est pas le cas, on ne pourra pas résister très longtemps, ne serait-ce que pour une simple raison de productivité.