Je suis convaincu que le logiciel libre est indissociable des plates-formes d'échanges (forums, mailing-list, chats, ...), avant tout pour des raisons techniques (échanger avec des développeurs qui ne travaillent pas dans le même bureau que nous), mais qui sont devenues aujourd'hui des raisons structurantes (construire une communauté autour d'un produit).
C'est de là que vient toute l'effervescence que l'on retrouve (troll, besoin de développer des arguments construits), et la diffusion des idées qui ne sont pas proprement techniques, mais qui traversent les échanges liés au libre.
On y trouve un style d'échange, qui me fait penser à la manière dont travaillaient les membres du courant de la philosophie analytique — qui n'avaient pas d'autres canal que le langage pour échanger sur le sens des mots (je vous laisse imaginer les échanges) — énormément de discussions, avancées, retour arrière, conflit, qui font qu'un écosystème avance.
Je ne sais pas s'il y a eu des personnes qui se sont intéressées à la structure des changes dans le libre (je ne parle de la cathédrale et du bazar), mais j'ai l'impression que cette manière de discuter et en train de se généraliser de plus en plus dans les projets : moins de formalisme, plus d'importance donné au sens ; et bien sûr un joyeux bordel...
# Vive le libre
Posté par chimrod (site web personnel) . En réponse à la dépêche Comment réfuter. Évalué à 2.
Je suis convaincu que le logiciel libre est indissociable des plates-formes d'échanges (forums, mailing-list, chats, ...), avant tout pour des raisons techniques (échanger avec des développeurs qui ne travaillent pas dans le même bureau que nous), mais qui sont devenues aujourd'hui des raisons structurantes (construire une communauté autour d'un produit).
C'est de là que vient toute l'effervescence que l'on retrouve (troll, besoin de développer des arguments construits), et la diffusion des idées qui ne sont pas proprement techniques, mais qui traversent les échanges liés au libre.
On y trouve un style d'échange, qui me fait penser à la manière dont travaillaient les membres du courant de la philosophie analytique — qui n'avaient pas d'autres canal que le langage pour échanger sur le sens des mots (je vous laisse imaginer les échanges) — énormément de discussions, avancées, retour arrière, conflit, qui font qu'un écosystème avance.
Je ne sais pas s'il y a eu des personnes qui se sont intéressées à la structure des changes dans le libre (je ne parle de la cathédrale et du bazar), mais j'ai l'impression que cette manière de discuter et en train de se généraliser de plus en plus dans les projets : moins de formalisme, plus d'importance donné au sens ; et bien sûr un joyeux bordel...