• [^] # Re: souvenir...

    Posté par . En réponse à la dépêche Joker, un logiciel pour doubler des films sous licence GPL. Évalué à 4.

    Chez Dubbing Brothers, dans mes souvenirs, vous aviez pourtant de bons projecteurs et de bons players DCI. Après, je ne sais pas si vous étiez encore là-bas à l'époque où j'y passais (2012 ou 2013). Peut-être qu'avant, ils utilisaient d'autres types de projections comme par exemple avec du matos "e-cinema" (qui sont de piètres qualités), disparus - normalement - depuis l'arrivée du "d-cinema".

    J'ai des amis dans le doublage cinéma et pour l'instant aucun ne m'avait évoqué ce problème mais en lisant votre explication, je vois parfaitement le souci: la cadence de la projection lors d'éléments rapides et fins comme des textes qui scrollent d'un côté à l'autre de l'écran. Il est vrai qu'à 24 FPS, le texte est bien moins lisible que si le projecteur projetait directement à une cadence plus élevée (à l'IDIFF, nous montrions la différence de cadence dans la perception).

    En y réfléchissant, au cinéma, que ce soit en 35 ou en numérique, c'est du 24 FPS. D'où mon interrogation historique sous-jacente sur le dubbing 35:

    Avec la méthode traditionnelle, le texte est projeté grâce à une bande 35mm dépolie entraîné par un système mécanique.

    Le texte était gravé sur une bande 35mm à part de la bande 35mm comprenant les scènes à doubler donc ? La bande vidéo (fournie par le studio ou la prod) restait à 24 FPS dans le projecteur et la bande "texte" était projetée (à l'aide d'un autre projecteur ?) à une cadence plus "smooth" pour le comédien de doublage ? (donc deux projecteurs par salle de doublage ?). Ou alors c'était une autre technique en 35mm ?

    Ce problème technologique a été le frein de la numérisation du doublage car la dégradation de la qualité de projection du texte fut préjudiciable à l'interprétation du comédien.

    J'évoquais le e-cinema au début: certains labos (voire même certains exploitants) utilisaient ce type de matos soit pour rester compatible avec leurs workflows, soit pour des problèmes spécifiques, soit pour réduire les coûts au détriment de la qualité de projection (malheureusement). Je me demande si le souci à l'origine ne venait pas de là. A l'époque, en discutant avec M. Taieb, ce dernier m'avait évoqué un problème de play frame by frame DCI (pourtant possible) et qu'ils avaient attendu avant de passer à du full DCI (j'avais aperçu dans le stock des projecteurs e-cinema justement). D'où mon interrogation sur le matériel :)