Tiens, étonnant tu as oubli> é de citer l'ultra-gauche qui n'est pas bien mieux à ces sujets (voire pire).
Ah bon ? De quelle ultra-gauche parles-tu ? L'ultra-gauche (c'est-à-dire le conseillisme et le marxisme anti-léniniste) est un courant quasi-inexistant en France, et ses quelques partisans ne semblent pas correspondre aux penchants dont il est question. Au contraire même, une certaine branche héritée de l'opéraïsme italien, des écrits de Toni Negri et qui gravite autour de la revue Multitudes est très largement en faveur de la communisation par le biais des technologies de l'information.
Tu oublies en fait que ces problèmes n'ont rien à voir avec un clivage gauche/droite, il y a des gens qui pensent des choses très différentes de tous les côtés. Ha la réalité politique...
Il est ironique de voir un appel à un prétendu réalisme politique sans que celui-ci ne viennent étayer avec précision un quelconque argument.
Ces problèmes ont au moins en partie à voir avec un clivage gauche-droite traditionnel. La remise en cause de la propriété, qui peut prendre mille et une formes (partielle, totale, réformiste, révolutionnaire, étatique, coopérative) est un des fils conducteurs de la pensée socialiste. Sa défense, en revanche, est un principe-clef du libéralisme, qui a, depuis le début du XIXe siècle et jusqu'aux années 1980, constitué l'essentiel de l'identité de la seule droite des sociétés industrielles occidentales. Le fait que la cartelisation récente des partis politiques majoritaires ait intégralement effacé cette distinction au profit du seul libéralisme (progressiste ou conservateur, c'est selon, mais c'est avant tout de libéralisme qu'il s'agit) ne change rien à l'affaire.
Ha, je ne savais pas que le pole recherche de l'armée des plus grands pays du monde était anarchiste/libertaire, ni une université de ce même pays.
Cet argument est grotesque. C'est parce qu'Internet n'a pas été inventé par des anarchistes qu'il ne l'est pas lui-même, nécessairement ? Ne peut-il pas comporter des traits libertaires ou libertariens en dépit de (ou d'ailleurs, conformément à) la structure qui est à son origine ?
Tu fais un bien beau mélange à vouloir associer Internet à tes opinions politiques. Ou comment essayer de tirer la couverture chez soit, même si à la base ça n'a pas grand chose (voir rien) à voir.
Je comprends ton sentiment, mais on peut sans peine trouver des analogies avec l'anarchisme dans le fonctionnement d'Internet. Et avoir des traits anarchistes n'empêche pas de permettre la communication en individus de toute obédience.
à ma connaissance aucun de ses personnages clés d'Internet ne se revendique libertaire/anarchiste
Et alors ? Qui sont les "personnages-clés" ? Des dirigeants ? Façonnent-ils entièrement le fonctionnement du réseau selon leurs vues ? Je ne crois pas. Encore une fois, ce n'est pas parce que des "personnages-clés", dont le rôle est très flou, ne sont pas anarchistes que le réseau ne peut pas l'être (et je ne dis pas qu'il l'est).
et même dans le libre, RMS veut des règles, il est très très loin d'être libertaire/anarchiste vu la longueur et le nombres de contraintes de sa licence préférée
D'une part, RMS a déjà dit, effectivement, qu'il n'était pas anarchiste, même si on peut trouver qu'un certain nombre de ses positions sont libertaires. D'autre part, le "nombre de contraintes de sa licence préférée" ne saurait en aucun cas constituer un argument prouvant que ladite licence n'est pas ou n'a pas de traits anarchistes. Qui a dit que la contrainte était le contraire de l'anarchisme (et ce, surtout dans un cadre tactique) ?
[^] # Re: Ah ouais, quand même...
Posté par ElVirolo (site web personnel) . En réponse au journal Enfin une ministre de la Qulture qui comprend l'internet !. Évalué à 10.
Ah bon ? De quelle ultra-gauche parles-tu ? L'ultra-gauche (c'est-à-dire le conseillisme et le marxisme anti-léniniste) est un courant quasi-inexistant en France, et ses quelques partisans ne semblent pas correspondre aux penchants dont il est question. Au contraire même, une certaine branche héritée de l'opéraïsme italien, des écrits de Toni Negri et qui gravite autour de la revue Multitudes est très largement en faveur de la communisation par le biais des technologies de l'information.
Il est ironique de voir un appel à un prétendu réalisme politique sans que celui-ci ne viennent étayer avec précision un quelconque argument.
Ces problèmes ont au moins en partie à voir avec un clivage gauche-droite traditionnel. La remise en cause de la propriété, qui peut prendre mille et une formes (partielle, totale, réformiste, révolutionnaire, étatique, coopérative) est un des fils conducteurs de la pensée socialiste. Sa défense, en revanche, est un principe-clef du libéralisme, qui a, depuis le début du XIXe siècle et jusqu'aux années 1980, constitué l'essentiel de l'identité de la seule droite des sociétés industrielles occidentales. Le fait que la cartelisation récente des partis politiques majoritaires ait intégralement effacé cette distinction au profit du seul libéralisme (progressiste ou conservateur, c'est selon, mais c'est avant tout de libéralisme qu'il s'agit) ne change rien à l'affaire.
Cet argument est grotesque. C'est parce qu'Internet n'a pas été inventé par des anarchistes qu'il ne l'est pas lui-même, nécessairement ? Ne peut-il pas comporter des traits libertaires ou libertariens en dépit de (ou d'ailleurs, conformément à) la structure qui est à son origine ?
Je comprends ton sentiment, mais on peut sans peine trouver des analogies avec l'anarchisme dans le fonctionnement d'Internet. Et avoir des traits anarchistes n'empêche pas de permettre la communication en individus de toute obédience.
Et alors ? Qui sont les "personnages-clés" ? Des dirigeants ? Façonnent-ils entièrement le fonctionnement du réseau selon leurs vues ? Je ne crois pas. Encore une fois, ce n'est pas parce que des "personnages-clés", dont le rôle est très flou, ne sont pas anarchistes que le réseau ne peut pas l'être (et je ne dis pas qu'il l'est).
D'une part, RMS a déjà dit, effectivement, qu'il n'était pas anarchiste, même si on peut trouver qu'un certain nombre de ses positions sont libertaires. D'autre part, le "nombre de contraintes de sa licence préférée" ne saurait en aucun cas constituer un argument prouvant que ladite licence n'est pas ou n'a pas de traits anarchistes. Qui a dit que la contrainte était le contraire de l'anarchisme (et ce, surtout dans un cadre tactique) ?