• [^] # Re: super soft !

    Posté par . En réponse à la dépêche Une calculatrice scientifique libre sous Linux (materiel). Évalué à 8. Dernière modification le 12 octobre 2014 à 19:12.

    L'évolution technique a été quasi-nulle ces 15 dernières années et les prix ont stagné

    C'est parce que l'objet remplit déjà sa fonction à 100 %, presque rien d'autre n'est besoin (on ne rechignerait pas sur une meilleure résolution d'écran, mais ce n'est pas indispensable à la fonction). C'est ce qui est déjà arrivé à d'autres produits électroniques qui désormais juste-marchent et n'évoluent que marginalement : ordinateurs de bureau, téléphones fixes, lecteurs MP3, que l'on peut acheter sans risque d'obsolescence précoce.

    La mode est en ce moment aux smartphones et aux tablettes, mais un jour aussi ces produits atteindront aussi un jour leur état de stabilité technique (et là la force marketing trouvera une autre vache à lait ; peut-être des dispositifs de type google glass ?).

    la situation était un peu particulière à la France : dans d'autres pays, on
    fait le choix plus logique d'apprendre à utiliser de vrais ordinateurs

    Non c'est juste l'effet d'autoflagellation typiquement français. Par exemple aux États-Unis : The unstoppable TI-84 Plus: How an outdated calculator still holds a monopoly on classrooms (The Washington Post, 2 septembre 2014, via slashdot). Autre point de vue, j'habite dans pays d'Europe non francophone, et les lycéens locaux achètent les mêmes calculatrices que les Français.

    Je soupçonne que la marge sur une TI-89 aujourd'hui doit être gigantesque
    (R&D amortie depuis des lustres, et fabrication matérielle qui n'a aucune raison
    d'être plus onéreuse que celle d'une tablette tactile. Ne me dites pas que c'est le
    clavier physique qui est cher: les calculatrices premier prix ne coutent que quelques euros.).

    Et c'est pour cela que le projet annoncé dans ce journal est particulièrement pertinent. S'ils essayaient de produire un smartphone libre et compétitif ce serait folie (ou incompétence). Pour une calculatrice scientifique libre : vue la stagnation des besoins ces dernières années, la plateforme électronique sera pertinente pendant plusieurs années (pas besoin de mettre à jour en permanence le hardware pour courir après le dernier modèle comme font Apple ou Samsung, ce que deux étudiants ne pourront jamais réussir), ils peuvent donc se consacrer à l'intégration des composants, un logiciel adapté, etc.

    Et pour info le choix de linux n'est pas idiot ; ce n'est pas la première calculatrice scientifique basée sur ce choix : TI PLT SHH1 (cependant jamais mise sur le marché).