• [^] # Mandrake

    Posté par . En réponse au journal Swiss Re migre de Solaris vers Linux, et bientôt Windows vers Linux. Évalué à 9.

    Quoi que pensent les ronchons aigris que l'on croise ici, Canonical a bien plus contribué à l'écosystème Linux que bien d'autres boites (telles que Mandrake/Mandriva par exemple) en le rendant utilisable par le commun des mortels.

    Il y a longtemps, quand Mandriva s’appelait encore Mandrake, cette distribution fournissait :

    • un environnement graphique, avec KDE, quand les autres distributions n’avaient que des gestionnaires de fenêtres (ensuite, ça a longtemps été la distribution à proposer le plus de choix en environnements ou gestionnaires de fenêtres configurés correctement) ;
    • un installateur graphique avant les autres, bien fait et qui ne calait pas en milieu d’installation sous prétexte qu’il manquait un paquet sur le dépôt ou même sans raison claire (pas comme celui de la Fedora) ;
    • une configuration du disque dans l’installateur plus facile et moins risquée que les autres distributions (et c’est encore vrai maintenant pour certaines) ;
    • des outils de configuration graphiques très complets, qui ne sont peut-être pas encore égalés à l’heure actuelle (le remplacement de Mandrake par Ubuntu comme distribution « grand public » a été une nette régression quant aux possibilités de configuration sans toucher à la ligne de commande ou éditer des fichiers manuellement) ;
    • une utilisation des supports amovibles plus facile que les autres avec supermount ;
    • un noyau avec plus de périphériques gérés que le noyau officiel et que celui des autres distributions (là, je remonte loin).

    Alors effectivement, Mandrake a peu contribué à l’écosystème Linux actuel... dans le sens où les autres distributions ont préféré ignorer ses solutions et rester en arrière pendant des années ; mais c’est leur choix, ces solutions étaient libres.

    Mandrake a en son temps fait beaucoup pour ses utilisateurs. Si les autres n’en ont pas forcément profité, ce n’est pas de son fait.

    « Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone