la guerre en question n'a pas été commencée par l'Occident
Si l'islamisme est si populaire, c'est que les mosquées se sont imposées dans les pays dits Arabes comme des lieux d'opposition, de solidarité et de parole. Pendant ce temps nous soutenions, nous les Occidentaux ou la Russie pour des raisons plus ou moins avouables, les régimes infects du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, qui sont des émanations de la décolonisation et de la guerre froide. Nous avons maintenus mordicus nos grand amis au détriment des peuples. Là dessus, les EU ont créés les conditions du chaos en Irak en détruisant l'appareil d'État sans préparation préalable. Les frappes ciblés et les printemps arabes ont finis de semer la gouaille un peu partout.
Alors qui a commencé cette guerre ? Je ne saurais pour ma part le dire, même si j'aurais tendance à penser que nous n'y sommes pas pour rien.
Ce qui est sûr, c'est que si au lieu d'aller tremper notre cul sur les plages de nos grands amis et de fourbir les armes à des décennies de répression et d'écrasement des peuples, nous avions menés une politique conforme à nos principes, en soutenant activement les mouvements pour la liberté et la démocratie, en offrant un asile sans complexe aux opposants politiques, en offrant des bourses aux étudiants, bref en soutenant correctement les opposants qui depuis les années 70 se battent dans le monde Arabes contre des régimes répressifs et corrompus, et surtout en arrêtant d'armer leurs bourreaux nous n'en serions certainement pas là.
Est-il trop tard ? Sans doute. Pourtant, le Liban et paradoxalement l'Iran sont sans doute les pays les plus porteurs d'espoir dans la région. Dans ces deux pays, la jeunesse en pète et rêve de liberté, de paix et de démocratie. Saurons nous les soutenir ? Saurons nous soutenir vraiment l'opposition Syrienne quitte a nous passer du gaz Russe ? Saurons nous accompagner activement les démocrates Tunisiens, Algériens quitte à finir de livrer aux Chinois notre influence en Afrique du Nord ? La paix à un prix. Celui de sacrifier des intérêts économiques immédiats a nos principes au lieu de prostituer cette République dont nous aimons tant nous gargariser à nos client et amis. Quand on voit ce que donnent tant au plan économique qu'au plan diplomatique 50 années de compromission systématique, on est quand même en droit de se dire que ce ne serai, finalement, pas une si mauvaise idée.
Maintenant, on peut toujours faire l'union sacré contre les Barbares et y sacrifier nos libertés, les État Unis, qui au passage ne reconnaissent pas la CPI, en tête
[^] # Re: Guerre contre le terrorisme
Posté par Joris Dedieu (site web personnel) . En réponse au journal "Le filtrage administratif, encore, vraiment ?" par Benjamin Bayart. Évalué à 10. Dernière modification le 16 septembre 2014 à 13:01.
Si l'islamisme est si populaire, c'est que les mosquées se sont imposées dans les pays dits Arabes comme des lieux d'opposition, de solidarité et de parole. Pendant ce temps nous soutenions, nous les Occidentaux ou la Russie pour des raisons plus ou moins avouables, les régimes infects du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, qui sont des émanations de la décolonisation et de la guerre froide. Nous avons maintenus mordicus nos grand amis au détriment des peuples. Là dessus, les EU ont créés les conditions du chaos en Irak en détruisant l'appareil d'État sans préparation préalable. Les frappes ciblés et les printemps arabes ont finis de semer la gouaille un peu partout.
Alors qui a commencé cette guerre ? Je ne saurais pour ma part le dire, même si j'aurais tendance à penser que nous n'y sommes pas pour rien.
Ce qui est sûr, c'est que si au lieu d'aller tremper notre cul sur les plages de nos grands amis et de fourbir les armes à des décennies de répression et d'écrasement des peuples, nous avions menés une politique conforme à nos principes, en soutenant activement les mouvements pour la liberté et la démocratie, en offrant un asile sans complexe aux opposants politiques, en offrant des bourses aux étudiants, bref en soutenant correctement les opposants qui depuis les années 70 se battent dans le monde Arabes contre des régimes répressifs et corrompus, et surtout en arrêtant d'armer leurs bourreaux nous n'en serions certainement pas là.
Est-il trop tard ? Sans doute. Pourtant, le Liban et paradoxalement l'Iran sont sans doute les pays les plus porteurs d'espoir dans la région. Dans ces deux pays, la jeunesse en pète et rêve de liberté, de paix et de démocratie. Saurons nous les soutenir ? Saurons nous soutenir vraiment l'opposition Syrienne quitte a nous passer du gaz Russe ? Saurons nous accompagner activement les démocrates Tunisiens, Algériens quitte à finir de livrer aux Chinois notre influence en Afrique du Nord ? La paix à un prix. Celui de sacrifier des intérêts économiques immédiats a nos principes au lieu de prostituer cette République dont nous aimons tant nous gargariser à nos client et amis. Quand on voit ce que donnent tant au plan économique qu'au plan diplomatique 50 années de compromission systématique, on est quand même en droit de se dire que ce ne serai, finalement, pas une si mauvaise idée.
Maintenant, on peut toujours faire l'union sacré contre les Barbares et y sacrifier nos libertés, les État Unis, qui au passage ne reconnaissent pas la CPI, en tête