ça revient au même ? La commande cp est plus sexy !
Oui, puisque les fichiers spéciaux /dev/sdxx (et tous les périphériques disque en général) servent à présenter le contenu du disque entier, secteur par secteur et du premier au dernier, comme une grosse image linéaire. C'est l'interface privilégiée entre le kernel, le hardware du disque et l'utilisateur. Ça fonctionne aussi en faisant « cat image.iso > /dev/sd... » mais c'est un UUOC.
Jusqu'à une époque récente, les 512 premiers octets de l'image d'un noyau fraîchement compilé contenaient systématiquement une amorce (au moins sur PC), tant et si bien qu'un « cat bzImage > /dev/fd0 » donnait automatiquement une disquette bootable. En fait, seul le noyau démarrait mais on le configurait pour qu'il embraye de lui-même vers le disque approprié. C'était pratique avec les BIOS un peu capricieux qui ne voulaient pas démarrer sur les disques secondaires, et lorsque l'on écrasait accidentellement le MBR (par exemple, à la suite de l'installation d'un autre système) avant que les LiveCD se généralisent.
« dd » signifie « Disk Dub », et sert donc littéralement à dupliquer les disques. Formellement, il va faire la même chose qu'un « cp », à savoir écrire le contenu d'un fichier dans un autre, mais avec des options supplémentaires comme la possibilité de spécifier des offsets, d'indiquer où il en est, et éventuellement de continuer son travail même s'il rencontre des secteurs défectueux. Mais sa principale raison d'être reste la possibilité de faire des accès calibrés, c'est-à-dire de taille fixe et alignés sur des adresses multiples d'un certain facteur, en principe la taille d'un secteur ou d'un bloc. Normalement, c'est la couche « périphérique bloc » du noyau qui s'occupe de ce travail, mais ça devenait nécessaire quand on utilisait des raw devices.
[^] # Re: Clé bootable
Posté par Obsidian . En réponse au message comment formater une clé usb en ext2?. Évalué à 8.
Oui, puisque les fichiers spéciaux /dev/sdxx (et tous les périphériques disque en général) servent à présenter le contenu du disque entier, secteur par secteur et du premier au dernier, comme une grosse image linéaire. C'est l'interface privilégiée entre le kernel, le hardware du disque et l'utilisateur. Ça fonctionne aussi en faisant « cat image.iso > /dev/sd... » mais c'est un UUOC.
Jusqu'à une époque récente, les 512 premiers octets de l'image d'un noyau fraîchement compilé contenaient systématiquement une amorce (au moins sur PC), tant et si bien qu'un « cat bzImage > /dev/fd0 » donnait automatiquement une disquette bootable. En fait, seul le noyau démarrait mais on le configurait pour qu'il embraye de lui-même vers le disque approprié. C'était pratique avec les BIOS un peu capricieux qui ne voulaient pas démarrer sur les disques secondaires, et lorsque l'on écrasait accidentellement le MBR (par exemple, à la suite de l'installation d'un autre système) avant que les LiveCD se généralisent.
« dd » signifie « Disk Dub », et sert donc littéralement à dupliquer les disques. Formellement, il va faire la même chose qu'un « cp », à savoir écrire le contenu d'un fichier dans un autre, mais avec des options supplémentaires comme la possibilité de spécifier des offsets, d'indiquer où il en est, et éventuellement de continuer son travail même s'il rencontre des secteurs défectueux. Mais sa principale raison d'être reste la possibilité de faire des accès calibrés, c'est-à-dire de taille fixe et alignés sur des adresses multiples d'un certain facteur, en principe la taille d'un secteur ou d'un bloc. Normalement, c'est la couche « périphérique bloc » du noyau qui s'occupe de ce travail, mais ça devenait nécessaire quand on utilisait des raw devices.