• # Affaire politique et erreur de stratégie

    Posté par . En réponse au journal Munich ferait marche arrière. Évalué à 10.

    Tout d'abord, le site ZDNET relate une affaire politique derrière ce retour arrière :
    ZDNET

    La CSU a toujours été contre la migration vers Linux, voulue par le Maire SPD de l'époque.
    J'imagine aussi que Microsoft a quelques arguments et pourrait proposer pour une bouchée de pain un retour en arrière.

    Il y a aussi une erreur de stratégie : certains pensent que passer à Linux signifie passer au tout opensource. Pourtant, de nombreux projets OpenSource sont encore au stade Beta (voire Alpha) alors que des équivalents proprio existent sous Linux. Le constat que je fais :
    - Ils sont passé sur une distribution faite maison basée sur Debian. Première erreur. Il faut maintenir la distribution, embaucher du monde. Cela peut provoquer des problèmes de stabilité. Il existe des éditeurs (Redhat, SUSE...) qui ont des distributions pour le serveur et desktop que Munich aurait pu acquérir.
    - OpenOffice / LibreOffice : malgré des améliorations (tardives), cette suite bureautique n'a jamais été à la hauteur que ce soit en terme de facilité d'usage et de compatibilité avec MS Office. Je dirais même que je n'ai jamais vu un logiciel aussi peu compatible (mis à part Koffice peut être). Ils auraient pu se tourner vers des suites propriétaires compatibles MS Office existant sous Linux, comme Softmaker (qui est en plus allemande) ou KingSoft Office. Ces suites existent en plus sur Android (ce qui n'est pas le cas de LibreOffice) et auraient pu faciliter la transition pour les cadres ayant un Smartphone. Sans citer les autres logiciels pour d'autres usages (Vidéo, PDF...)

    A chaque fois qu'il y a une démarche idéologique derrière un passage à Linux, ça foire. Il faut avoir une approche pragmatique et ne passer à Linux que si et seulement si il y a un intérêt stratégique ou économique. Ce dernier est passé en dernier dans le cas Munich.