• [^] # Re: ?

    Posté par . En réponse au journal Vote électronique : on continue avec Java. Évalué à 10. Dernière modification le 18 août 2014 à 15:35.

    D'un autre côté, ça m'inquiéterait un peu que le ministre des affaires étrangères soit calé sur les différences entre les versions de java. Ça serait déja pas mal que les politiques comprennent que le vote électronique ne peut pas marcher (ça n'est pas un problème technique, c'est un problème logique, et c'est assez hallicinant que des lobbyistes-commerciaux arrivent systématiquement à les embobiner).

    Par contre, un clair manque de compétence des équipes techniques chargées de mettre en place le bidule. On sent bien le scénario : les politiques ne comprennent rien à la technique, mais ils ont été mis au courant par des personnes de confiance qu'ils sont passés pour des cons avec un système complètement obsolète. Ils en déduisent qu'il faut absolument se débarrasser de java, font ce retour vers le prestataire, qui les enfume : ouhlala mais ça va couter cher, nous on fait du java parce que c'est ce qu'il y a de meilleur, d'ailleurs dans le marché il y a marqué que ça doit être fait en java, et si on ne le fait pas en java, on va devoir le faire en flash et ça va poser plein d'autres problèmes, alors on va le faire en java puisque c'est ce que vous vouliez, hein? Et pof, on revient comme un con pour expliquer qu'en fait, ça sera quand même java.

    En fait, le pouvoir, ça n'est pas d'être ministre. Le pouvoir, c'est la connaissance. Quand on ne connait pas quelque chose, on est à la merci du premier crétin technophile venu. Ça n'est pas spécifique de l'informatique, c'est vrai partout. «Ahlala, il va falloir changer les freins des soupapes, c'est pas donné», «Ah mais non, les honoraires s'entendaient hors usufruit de la partie demanderesse, comme stipulé par la jurisprudence», «Non Monsieur, mon confrère a écrit "oeil droit", mais comme il vous a examiné avec un miroir optique ophtalmique, je vous ai opéré de l'oeil gauche, c'est contre lui qu'il faut vous retourner», etc.

    Le plus dur quand on est ministre, c'est qu'on sait forcément que quand on répète ce qu'on nous raconte, on est en permanence exposé au risque de raconter des conneries, et on n'a presque aucun moyen de le savoir. Il faut être complètement blindé, ou cynique, pour accepter un tel poste.