Loin de moi l'idée de vouloir désigner des gentils et méchants, au contraire. Je regarde la pertinence des politiques menées par chacun, et les seuls que je me permet de critiquer vraiment, c'est "mon camp", la France et l'Europe.
Tu parles de mauvais souvenirs, mais le "choix" de la Russie était un non choix, c'était la continuation de la situation qu'ils avaient. Je ne crois pas que ça empêchait l'Ukraine de commercer à l'ouest. Quel besoin de forcer un choix binaire est ou ouest ? (l'accord de libre échange entre Ukraine et Russie plus celui Ukraine-Europe aurait été de facto un accord de libre échange Europe-Russie)
On aurait même pu penser à un moment que l'histoire profitait à l'Ukraine, qui récupérait entre autre un gros chèque de Moscou. C'était avant la révolution.
L'Europe a engagé volontairement la situation actuelle, qui est complètement stupide à tous les points de vue. Les Ukrainiens ont un salaire moyen de 300€ par mois, 10% d'un français, 50% d'un chinois.
C'est quoi le but de l'intégration de l'Ukraine d'un point de vue économique ? Trouver des super polonais au meilleur tarif ?
L'Europe ne veut pas payer, pas plus que pour la Grèce, L'Espagne, et tous les autres.
Et on force les Ukrainiens à "réformer" pour qu'ils deviennent "rentables".
La restructuration de Naftogaz aura inévitablement deux conséquences: le gaz coûtera 50% plus cher et une frange importante des employés dans le secteur pourrait se retrouver sans emploi.
La cure d’austérité comprend également le gel des retraites et des salaires des fonctionnaires, une inévitable dévaluation de la monnaie, qui s’est déjà effondrée de 25% depuis janvier. Le FMI ne cache pas que l’ensemble du programme d’ajustement aura un certain coût social. Pour faire passer la pilule, il prévoit un filet de secours pour les plus vulnérables, c’est-à-dire 30% de la population ukrainienne.
Et une cure d'anti-corruption n'aurait pas suffit ?
L'Europe n'est pas restée passive, elle est un acteur privilégié.
Selon le récit d'un des diplomate présent, Fabius, évoquant la situation à Kiev, précise ainsi la position de la France : "Notre objectif est de soutenir l’opposition ukrainienne, ce qui aboutira à un changement de régime".
Puis comme quelques directeurs paraissent inquiets, et l'interrogent sur le risque de provoquer ainsi une partition du pays, Fabius se montre catégorique : "C'est un risque qu'il faudra assumer." Et il ajoute que Catherine Ashton partage cette opinion.
Catherine Margaret Ashton (baronne Ashton of Upholland depuis 1999) est une femme politique britannique, haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité pour l'Union européenne depuis le 1er décembre 2009. En vertu du traité de Lisbonne, elle est aussi vice-présidente de la Commission européenne.
[^] # Re: Petit complément
Posté par SQP . En réponse au journal [HS] Géopolitique : la blague du jour. Évalué à 2.
Loin de moi l'idée de vouloir désigner des gentils et méchants, au contraire. Je regarde la pertinence des politiques menées par chacun, et les seuls que je me permet de critiquer vraiment, c'est "mon camp", la France et l'Europe.
Tu parles de mauvais souvenirs, mais le "choix" de la Russie était un non choix, c'était la continuation de la situation qu'ils avaient. Je ne crois pas que ça empêchait l'Ukraine de commercer à l'ouest. Quel besoin de forcer un choix binaire est ou ouest ? (l'accord de libre échange entre Ukraine et Russie plus celui Ukraine-Europe aurait été de facto un accord de libre échange Europe-Russie)
On aurait même pu penser à un moment que l'histoire profitait à l'Ukraine, qui récupérait entre autre un gros chèque de Moscou. C'était avant la révolution.
L'Europe a engagé volontairement la situation actuelle, qui est complètement stupide à tous les points de vue. Les Ukrainiens ont un salaire moyen de 300€ par mois, 10% d'un français, 50% d'un chinois.
C'est quoi le but de l'intégration de l'Ukraine d'un point de vue économique ? Trouver des super polonais au meilleur tarif ?
L'Europe ne veut pas payer, pas plus que pour la Grèce, L'Espagne, et tous les autres.
Et on force les Ukrainiens à "réformer" pour qu'ils deviennent "rentables".
28 mars 2014 - Le temps.ch - Le FMI prêt à aider Kiev contre une cure d’austérité
Et une cure d'anti-corruption n'aurait pas suffit ?
L'Europe n'est pas restée passive, elle est un acteur privilégié.
17 fevrier - Le canard enchainé
source les crises - [Pan sur le bec] Le Canard enchaîné, victime lui aussi du syndrome de Gilles de la Russette..., une belle démonstration de parti pris.
Wikipedia - Catherine Ashton