• [^] # Re: Comprendre...

    Posté par . En réponse au journal [RMLL 2014] Surveillance vidéo de la foule à l’insu des visiteurs. Évalué à 10.

    Peut-être qu'un jour les libristes contre les caméras comprendront que tous les libristes ne sont pas contre les caméras (ils s'en foutent comme le reste de la population)

    Malheureusement ce n'est pas possible. Vois-tu le socle fondamental d'un certain nombre de choses (au hasard la liberté d'expression et le droit à l'intimité et à la vie privée) reposent justement sur le droit à l'anonymat et à la non immixion dans sa vie privée. Comme c'est sur ces droits là que reposent d'autres choses telles que la démocratie, la liberté d'association, la libre circulation, le droit de prendre part à la vie politique, le droit d'accéder et de diffuser la connaissance et j'en passe, ne rien en avoir à foutre des caméras revient exactement à ne rien en avoir à foutre de la vie privée, de l'annonymat, de la non surveillance, de la démocratie, de la connaissance etc.

    Dire "Je suis libriste, mais les caméras je m'en fous" est un contre sens. On peut être utilisateur, et même auteur de logiciel libre et n'en avoir rien à foutre des caméras, mais si on est libriste on est forcément concerné par les caméras.

    La présence de caméras, et donc de surveillance et plus encore la possibilité impromptue de cette présence sans déclaration claire entrainne nécessairement une atteinte à un des droits fondamentaux. Une personne qui se sait surveillé, ou qui sait qu'elle peut être surveillée à n'importe quel moment n'aura pas un comportement, une expression ou une pensée aussi libre que si la garantie de non immixition dans la vie privée est certifiée.

    En bref toutes les personnes qui sont concernées par les caméras ne sont pas des libristes, loin s'en faut, mais tous les libristes sont nécessairement concernés par la libre expression, la libre pensée et la libre circulations des connaissances et donc par les caméras.