• [^] # Re: Apparemment...

    Posté par . En réponse au journal Pros - Cons TTIP ?. Évalué à 6. Dernière modification le 05 juillet 2014 à 20:17.

    Désolé, j'aurais du mettre L'Europe nous demande notre avis.

    C'est bien sur un lien que j'ai trouvé, dans un commentaire sur mediapart, je n'ai pas été directement consulté, ni vu beaucoup cette info relayée. J'aurais du la poster plus tôt vu que la consultation se termine le 6 juillet (ce dimanche), mais je ne me suis décidé à essayer de poster un peu plus qu'un simple lien aujourd'hui samedi (le vendredi des procrastinateurs). Donc je me suis replongé dedans et j'ai remarqué la surabondance et l'absence de certains mots. Je trouve que l'analyse "sémantique" est assez révélatrice sur l'objectif du traité et de la consultation en elle même: la protection des investisseurs (étrangers) et donc de leur (削除) investissement (削除ここまで) fric contre de contraignantes (futures) législations.

    J'ai aussi retrouvé le lien qui allait avec dans le commentaire et qui est l'analyse et les réponses point par point du Collectif Roosevelt

    Par ailleurs, la présente consultation semble faite uniquement pour la forme, puisque la Commission a déclaré récemment que, quel que soit le résultat de la consultation, comme le RDIE était dans son mandat de négociation, il n’était pas question d’y renoncer. Quelle est donc son utilité ? S’agit-il d’une consultation pour faire semblant ? La Commission, qui prétend mieux savoir que les peuples européens ce qui est bon pour eux, a-t-elle oublié que le précédent projet d’Accord Multilatéral sur l’Investissement a finalement été rejeté justement parce qu’il contenait des mécanismes d’arbitrage investisseurs contre États ?

    Il est du reste très problématique que la Commission ait commandé un impact assessment sur CETA et ait ensuite décidé de n’en tenir aucun compte.

    En ira-t-il de même avec la présente consultation ?

    Et sur le Monde Diplomatique: A Bruxelles, l’écran de fumée de la consultation publique

    A peine lancée, la démarche a fait l’objet de critiques de la part de ceux qu’elle devait apaiser. Elle ne concerne tout d’abord que l’un des aspects du GMT : la protection des investisseurs et la mise en place d’un dispositif de règlement des différends entre entreprises et Etats. Donner son avis sur une question — celle de l’expropriation, par exemple — implique par ailleurs de « prendre en compte les explications et les documents » fournis par la Commission pour justifier ses choix : un préalable en forme de leçon de choses. Autre objection : la technicité et l’orientation des questions, aucune ne permettant de manifester son opposition au libre-échange, aux privatisations ou au principe même du GMT. L’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac) dénonce ainsi une caricature de consultation, conçue pour « promouvoir les objectifs propres à la direction générale au commerce de la Commission », tout en dotant d’un vernis démocratique un processus qui en demeurerait totalement dépourvu.