La confusion n'est pas la seule en cause... disons qu'au démarrage de la lecture, on associe deux lettres qui forment une syllabe et l'association de syllabes forme des mots... petit à petit l'association est instantanée pour les mots longs et pour les mots courants on a une lecture globale : on a mémorisé l'architecture générale et on ne "lit" plus le mot (exemple, "Coca Cola" un gosse de 2 ans saura te "lire" la marque sur une canette... pourtant il n'a aucune idée de ce que représentent les lettres)
Le temps de lire le paragraphe ci-dessus, un dyslexique aura déchiffré et associé les premières lettres d'un mot pour faire la première syllabe. Multiplie par trois ce temps pour déchiffrer les syllabes du mot " voiture" par exemple : quand il a fini de lire séparément les trois syllabes, il ne sait plus quelle est la première ("voi") et recommence l'association de v de o et de i... c'est tout bonnement épuisant... pour l'enfant comme pour l'adulte...
On arrive à compenser petit à petit par le répétitif et par l'adaptation de la forme des lettres et par la visualisation des syllabes : l'espacement entre les lettres est agrandi et les syllabes peuvent être de couleurs différentes...
Aujourd'hui, ces premières étapes sont maintenant dépassées pour mon fils : il a "déclenché" la lecture courant décembre dernier et progressivement arrive à la fluidifier, mais il est très bosseur... il a 10 ans et lit comme un enfant de CE1... la lecture étant étroitement liée à l'écriture, il accuse là un gros retard. La copie d'un texte ne pose pas de problème, sa lecture et sa compréhension non plus... mais la dictée (imposée ou imaginée) reste un véritable défi... d'où cette idée de "béquille"
[^] # Re: police de caractères
Posté par 300sav . En réponse au message Renseignements pour débutant. Évalué à 2.
La confusion n'est pas la seule en cause... disons qu'au démarrage de la lecture, on associe deux lettres qui forment une syllabe et l'association de syllabes forme des mots... petit à petit l'association est instantanée pour les mots longs et pour les mots courants on a une lecture globale : on a mémorisé l'architecture générale et on ne "lit" plus le mot (exemple, "Coca Cola" un gosse de 2 ans saura te "lire" la marque sur une canette... pourtant il n'a aucune idée de ce que représentent les lettres)
Le temps de lire le paragraphe ci-dessus, un dyslexique aura déchiffré et associé les premières lettres d'un mot pour faire la première syllabe. Multiplie par trois ce temps pour déchiffrer les syllabes du mot " voiture" par exemple : quand il a fini de lire séparément les trois syllabes, il ne sait plus quelle est la première ("voi") et recommence l'association de v de o et de i... c'est tout bonnement épuisant... pour l'enfant comme pour l'adulte...
On arrive à compenser petit à petit par le répétitif et par l'adaptation de la forme des lettres et par la visualisation des syllabes : l'espacement entre les lettres est agrandi et les syllabes peuvent être de couleurs différentes...
Aujourd'hui, ces premières étapes sont maintenant dépassées pour mon fils : il a "déclenché" la lecture courant décembre dernier et progressivement arrive à la fluidifier, mais il est très bosseur... il a 10 ans et lit comme un enfant de CE1... la lecture étant étroitement liée à l'écriture, il accuse là un gros retard. La copie d'un texte ne pose pas de problème, sa lecture et sa compréhension non plus... mais la dictée (imposée ou imaginée) reste un véritable défi... d'où cette idée de "béquille"