• [^] # Re: Droit de réponse

    Posté par . En réponse au journal Les libertariens : rien de libertaire, tout de fasciste. Évalué à 5. Dernière modification le 22 juin 2014 à 14:58.

    Il est très (trop) compliqué de débattre sur l'histoire.
    Les exemples ne manquent pas, à titre personnel je retiens surtout l'histoire des marins de [EDIT : pas Mourmansk] Kronstadt, seule véritable ville à organisation auto-gérée par tous et pour tous (ie : tout courant politique, sans négation ni refus de l'autre) qui fut utilisé deux fois par Trotsky, comme force militaire d'une part et permettant de les affaiblir d'autre part. Puis Lénine en a ordonné le massacre.

    Bref, il y a des morceaux d'histoires, certes. Mais il serait bien malhonnête de les prendre comme exemple pour appuyer son idéologie.

    Ce que je retiens de tout cela, c'est que le problème ne se situe certainement pas dans le choix de l'organisation. Ni politique ni sociale ni économique. Le problème se situe dans l'humain, en nous.

    C'est pourquoi ces modes d'organisations, aussi beaux soient ils sur le papier, sont voués à l'échec et à un éternel recommencement. L'anarchie est l'exemple le plus flagrant : pour que cela fonctionne il faut que tous soient anarchistes (ie : impliqués dans le fonctionnement). Ceux qu'en france on nomme les rouges-bruns, ou au mieux les stals, ont résolus cette question en faisant d'un état fort l'instrument de la domination de l'organisation sur l'homme : dans un cadre restrictif il devient possible d'imposer à la population une organisation égalitaire, à l'encontre du naturel humain. Mais ce système abandonne alors l'objectif final du communisme : la dé-centralisation.

    La solution c'est l'éducation.
    Les corrections à apporter pour que nos systèmes soient moins inégalitaires n'ont pas besoin d'être révolutionnaires. Car revenons à l'objectif : quel est il, exactement ?