• # Droit de réponse

    Posté par . En réponse au journal Les libertariens : rien de libertaire, tout de fasciste. Évalué à -6. Dernière modification le 21 juin 2014 à 21:39.

    Droit de réponse

    Ce billet est tellement confondant de vérité qu'il ne saurait souffrir aucune contradiction.
    Mais il faut remercier l'auteur de fournir un prétexte pour le faire.

    Tout au moins aurait-il pu respecter les coutumes en vigueur sur ce site libertaro-gaucho-culs-benis (Vous pensez comme moi à un "occit mort" ? Nous y reviendrons ) et le poster le jour du "Trollday" plutôt que celui de la fête de la musique qui tombe un samedi cette année.

    Commençons déjà par le lien posté avant de revenir aux déductions faites par l'auteur de ce journal

    Une telle "expropriation" des termes anarchistes / libertaires par des hiérarchistes peut surprendre

    Quelle étrange idée pour un anarcho-collectiviste qui remet en cause et l'Etat et la propriété privée que de parler
    d'expropriation et à fortiori pour celui qui le relaie ici, d'expropriation intellectuelle ?
    A moins que le non Etat ne jouisse de la faculté de vous exproprier de votre propriété collective ou de votre non propriété ?
    o_O

    Il est question de rhétorique.
    L'avantage avec la rhétorique, c'est qu'elle ne s’encombre pas du carcan implacable de la logique.
    Et tout anarchiste ne souffrant pas la contraintes en use et surtout en abuse.

    Nous allons nous en convaincre:

    Pour clarifier le propos on n’utilisera pas l’oxymore des étato-capitalistes, ce qui serait donner de la valeur à la novlangue de ces marchands de misère. On pourrait les nommer "capitalistes d’État privé" ou "ultralibéraux", mais pour simplifier on les nommera "propriétariens",

    Le voilà ce fameux oxymore.
    Comment dire ?
    anarchiste et capitaliste sont antinomiques, c'est évident. Si on le pose comme postulat.
    Mais ca n'est pas suffisant.
    De la puissance de ce raisonnement, on en déduit que
    anarcho-capitaliste=étato-capitaliste=ultralibéraux= libertariens=ennemi du logiciel "libre" (pour notre posteur)

    Démonstration implacable une fois de plus.

    Que ceux qui y verraient une figure rhétorique fallacieuse dénommée Homme de paille se ravisent sous peine de subir une lobotomie collectiviste de la propriété intellectuelle qu'on nomme "Culture" et dont ils détiennent le monopole "auto-géré" o_O

    On en terminera avec la forme, tellement ce texte donne l'impression que notre auteur nous a fait une compilation
    de tous les mots repoussoirs pour augmenter ses hits, au point qu'on oserait penser "mercantilement" qu'il aurait voulu gagner au "Business loto" au sens propre qu'il ne s'y serait pas pris autrement.
    Et dans le domaine de la novlangue qu'il dénonce, avec "propriétariens" il fait passer les libéraux pour des lapins de Garene.

    Ce texte est tellement truffé de contre-vérités et d'une telle indigence qu'il serait inutile (non économimquement viable) de perdre son temps (et donc de l'argent) à le démonter.

    Entre les amalgames entre liberaux minarchistes, les liberatriens, les conservateurs qui ne défendent que la liberté économique et soutiennent l'ordre moral établi...
    entre citer des auteurs hors de leur contexte et leur affubler une pensée contraire à ce qu'ils veulent exprimer ,...

    Venons en au fond.
    Je vais donc me contenter de laisser la parole à ces vils "propriétariens"

    http://www.wikiberal.org/wiki/Anarchisme

    La distinction entre anarchisme et anomie est d'ailleurs une des principales différences entre anarcho-capitalistes et anarcho-collectivistes. Cette distinction est fondamentale pour comprendre ce qui oppose les anarcho-capitalistes à la plupart des anarchistes de gauche, qui souvent confondent les deux. Les anarchistes de gauche refusent en effet généralement tout type de pouvoir (auquel ils assimilent indûment toute une série dedroits, et principalement le droit de propriété) et "donc" toute loi, ne reconnaissant pas que la loi (au sens général de "norme juridique", et non pas au sens de production d'une instance législative, refusée également par les anarcho-capitalistes) sert précisément à définir et entraver tout pouvoir arbitraire.

    Si la plupart des anarcho-capitalistes ne s'amusent pas à renvoyer aux anarchistes de gauche les excommunications dont ces derniers les abreuvent, ils sont par contre fermement convaincus que l'anarchisme de gauche déboucherait nécessairement sur l'application de la loi du plus fort et donc, en ultime analyse, à la réinstauration de l'État.

    Voilà:
    Un monde sans état, ni propriété privée ne saurait s'établir durablement pour la simple et bonne raison que si l'on respecte autrui (et donc sa liberté), on respecte aussi le fait que ce qu'il est en mesure de produire lui appartient.
    L'anarchie collectiviste est un état (sans majuscule) instable qui ne saurait perdurer et qui conduirait irrémédiablement au collectivisme pur et dur avec un Etat.

    Vous je ne sais pas, mais moi je n'imagine pas que si je cultivais des patates sur des terres qui ne m'appartiennent pas (par essence de l'anarcho collectivisme) et que le branleur d'à coté se pointe et me dise:

    "Bon t'es mignon mais ce qui "état" toi "état" moué donc je me sers, vu que la terre elle t'appartient pas"

    , je suis pas sûr que je resterais longtemps sans lui foutre mon point sur la gueule.

    Le seul contre qui je ne pourrais pas protester serait une "autorité suprême" qui me l'imposerait.
    Dieu au moins, t'es libre (encore que) d'y croire ou non.
    L'état .... bin ... voilà ... il te laisse pas le choix.
    Et vive le communisme et l'anarcho collectivisme son cheval de Troie

    D'ailleurs c'est assez drôle dans le texte:

    Cela s’est déjà vu avec les capitalo-étatistes bolcheviques qui se prétendaient communistes tout en instaurant un capitalisme d’État, aidés en cela idéologiquement et en pratique par les diverses bourgeoisies, afin d’écraser l’auto-émancipation en acte du mouvement ouvrier.

    C'est quoi le vrai communisme qui marche ?
    Un anarchisme collectiviste qui fonctionnerAIT

    C'est assez drôle aussi de prêter l'esclavage aux libertaires

    Pour eux, le propriétaire, seul maître, a un droit absolu sur sa propriété et sur ses sujets (locataires, salariés, esclaves, citoyens).

    Si je décide de traiter avec un autre "propriétaire", je suis libre.
    Avec l'Etat j'ai pas le choix .... au nom de la sainte solidarité prônée et ces vertus égalitaires

    "
    Et toi le nanar, t'es tellement sympa que je te file mes patates pendant que me gamins crèvent la dalle... parce que suis comme ça , cadeau
    et reviens l'année prochaine une fois que tu seras passé par les Caraibes "Ma" , non ""LA" porte est ouverte. Je l'ai gardé à cause des courants d'air.
    Mais si elle te gêne quand tu reviens, je l’enlèverai toute l'année.
    Mais tu ne m'as pas contraint bien sûr. Et si je refuse ?
    "

    Alors maintenant l'argument d'autorité de notre posteur
    Les "proprietariens" sont contre les LL.

    Merci de lire ceci:
    http://www.contrepoints.org/2010/10/13/3769-de-la-propriete-intellectuelle

    Puis pour élargir et comprendre pourquoi le consensus n'est pas de mise :
    http://www.wikiberal.org/wiki/Propri%C3%A9t%C3%A9_intellectuelle

    Et enfin un vilain propriétariens des plus extrêmes (anarcho capitaliste/libertarien) vous livre son opinion sur le sujet
    en guide de contre-exemple

    Bertrand Lemennicier souligne qu'il existe un grand nombre de moyens pour exploiter ses idées : produits liés (la publicité qui finance les programmes de télévision, le système d'exploitation vendu avec l'ordinateur), codage ou chiffrement, arrangement contractuel entre inventeur et utilisateur, secret de fabrication rendant l'imitation impossible, association imposant un code de conduite à ses membres, stratégies commerciales (l'inventeur est le premier sur le marché, ce qui lui donne un avantage concurrentiel), etc.
    _
    _Il n'est donc nul besoin d'établir des protections légales ou des privilèges, il suffit de reconnaître aux inventeurs, écrivains, etc. le droit d'exclure autrui des fruits de leur travail de la façon qu'ils jugeront la meilleure, de même qu'un fermier est autorisé à enclore son champ pour empêcher les autres de profiter du fruit de son travail, mais pas celui d'interdire aux autres d'adopter les techniques de culture qu'ils y auront vu. Le problème de la "prétendue propriété intellectuelle" est alors replacé sur le terrain de la concurrence et du contrat. Ce n'est pas l'information qui doit être protégée (c'est d'ailleurs le plus souvent impossible), c'est l'accès à l'information, et cette protection est du ressort de celui qui la crée, pas de la collectivité en charge du règne du droit

    http://www.wikiberal.org/wiki/Bertrand_Lemennicier

    Et un article détaillé sur son point de vue:
    http://www.euro92.com/acrob/lemennicierbrevets.pdf

    Enfin puisque la chasse aux troll est ouverte, je vais me permettre d'en lancer un pour conclure.

    C'est bizarre, cet esprit de rébellion chez les nanars toulousains en ces temps d'annulation de Rio Loco et autres spectacles, et d'en appeler à la solidarité inter-professionnelle.
    Ben moi j'aimerais bien garder mes patates et toi tu gardes tes grandes idées, Chiche ?