• [^] # Re: heu..

    Posté par . En réponse au journal Le traité de Lisbonne dans toute sa splendeur. Évalué à 1.

    Absolument pas. C'est juste la réalité qu'il n'existe pas un stéréotype unique de recruteur surtout qu'une énorme part des recrutements ne sont juste pas fait par des recruteurs mais juste par des personnes comme toi ou moi...

    Qui est-ce qui prétend qu'il y a un stéréotype unique de recruteur. C'est plutôt toi qui dit que tout les recruteurs sont de bons recruteurs.
    Le fait de dire "des gens comme toi et moi" ne fait que confirmer ce que je dis: je n'ai pas fait d'études d'histoire, par conséquent, je n'ai que des a priori sur les compétences (et le niveau de celles-ci) que ces études apportent.

    Je pense que personne n'a dit que les historiens sont tous des connards prétentieux. Tout au plus que le personnage Pierre Roc l'était clairement (ou au minimum antipathique). Et ça, c'est clairement un critère bloquant pour trouver un taff. Même les "brillant jerks" se font évincer.

    Le fait de prétendre que parce que Pierre Roc a été tranchant ici implique que c'est forcément qu'il s'est conduit comme ça durant les interview est totalement crétin. En aucun cas cela permet d'exclure la possibilité que sur 100 interviews, il y a 25 où le recruteur était un con et 50 où le recruteur était influencé par ses a priori (ce qui n'est pas une critique, mais la réalité).

    Encore heureux. Le CV ne donne aucune information réelle sur la personne et ses capacités.

    La question n'est pas là. Le boulot du recruteur implique qu'il lise le CV, même s'il n'en tient pas compte, et ça va l'influencer inconsciemment. Dire que cette influence est inexistante ou forcément positive est tout aussi "prouvé" que de dire que cette influence est négative.

    Évidement. Maintenant toutes les personnes à qui tu vas parler n'ont pas l'a priori inconscient que les études universitaires sont de la merde. J'aurais plutôt l'a priori inverse par exemple...

    Qui a dit que ces a priori sont négatifs ?
    Ce que je dis, c'est que pour l'historien, on a:
    - des sentiments justifiés (basé sur ce que le recruteur voit lors de l'interview)
    - des a priori aléatoires ("en quoi les études d'historien développent des compétences intéressantes en informatique")
    pour l'informaticien:
    - des sentiments justifiés
    - des sentiments justifiés ("en quoi les études d'informatique développent des compétences intéressantes en informatique" a une réponse évidente et justifiée)

    Ce n'est pas une histoire de culture de travail différente, ça tu ne peux pas trop le juger dans un entretient.

    Euh, ça influence VACHEMENT la façon dont le candidat passe l'entretien, hein. Un type qui a une culture de travail favorisant l'application des techniques apprises va insister sur le fait qu'il sait programmer en C++, un type qui a une culture de travail où tout le monde sait que si on a besoin d'un outil, on l'apprend vite et bien va sans doute dire "oh, oui, le C++, je le connais, mais bon, on s'en fout non ?". Du coup, en fonction du recruteur, il va conclure que les deux ont des compétences différentes sur le C++ (parfois favorisant le premier, parfois favorisant le second)

    Bah pourquoi tu l'as pas fait trois jours avant de venir me voir alors ?. Oui tu l'élimines.

    Justement, cela dépend fortement de la culture de travail:
    en physique, j'ai au contraire appris qu'il vaut mieux travailler 3 jours après pour à la fois se remettre à niveau et à la fois apprendre le nouveau framework plutôt que travailler 3 jours avant ET 3 jours après.
    J'ai appris que se préparer dans de mauvaises conditions est stupide et est contre-productif, et j'aurais pu dire exactement ce que tu fais dire à ton candidat rejeté imaginaire (car, tout comme toi ta culture de travail va de soi, moi, je ne me rend pas compte que tu peux ne pas te rendre compte de ça).
    Inversement, j'aurais même pas penser à souligner que je préfère travailler intelligemment et pas durement, car pour moi, ça va de soi.
    Du coup, entre 2 candidats aux compétences identiques, tu n'aurais pas engagé un type qui a une culture de travail comme la mienne, fortement influencée par les études.
    J'ai donc démontré mon point: certaines études sont défavorisées par les recruteurs parce que ceux-ci ne connaissent pas les cultures de travail et les compétences qu'elles apportent.

    Enfin bref, je pense qu'on a fait le tour:
    - dire que 2 candidats issus de 2 cultures de travail ont exactement les mêmes chances d'être correctement évalués par un même recruteur est stupide.
    - en corolaire du point précédent: dire qu'il est impossible d'avoir un secteur naturellement défavorisé lors du recrutement est stupide.
    - et donc: dire que l'expérience vécue par Pierre Roc est forcément parce que Pierre Roc s'est mal comporté est stupide.

    Et encore une fois, en informatique annuler tout a priori négatif est trivial. Il suffit de pousser du boulot de qualité publiquement.

    Et là, un étudiant en informatique pourra montrer plus de code (puisqu'il pourra récupérer ses activités d'études), tandis qu'un étudiant en histoire aura du construire ce code "sur son temps libre" (et là dedans, il y aura aussi "les erreurs de débutants de l'autodidacte" qui pourtant n'existent plus).
    Par ailleurs, entre 2 candidats qui ont un même niveau et une même qualité de code, le choix se portera sur le reste. La question n'est pas de dire: l'historien a 0/10 et l'informaticien 10/10, mais l'historien à 8/10 et l'informaticien 9/10 et donc, l'historien perd tout ses interviews dès qu'il est en concurrence avec un informaticien.