À mon avis, il n'y a pas à aller voir plus loin: le type qui engage des informaticiens, il s'y connait surement plus en info qu'en histoire (ça donne bien le niveau). On lui dit "j'ai fait histoire", pour lui, ça veut dire "je sais quand est né Charlemagne et je n'ai rien d'autre à offrir et maintenant, je vais bluffer en inventant des capacités bidons que j'ai soi-disant acquises durant mes études".
Ce qui est bien aussi c'est de ne pas se réfugier derrière une grossière caricature :) Puisque tu veux parler des informaticiens je vais rester sur ton domaine même si je pense que c'est un très mauvais exemple car il n'est pas du tout représentatif des problèmes de notre société.
"Le type qui engage des informaticiens" ça n'existe pas. Tu ne pas en parler comme d'une entité. Chacun au sein d'une entreprise pratique la chose avec ses critères, sa sensibilité, et chaque entreprise à ses règles et culture. Il est crétin de croire que toutes les boîtes et tous les gens à qui tu as, ou peux, parlé vont saquer un cursus universitaire/atypique.
Ce que tu décris existe et forme un sous ensemble des "types qui engagent des informaticiens". De même que la politique de certaines entreprises va aller dans le même sens: "Groupe A comme filtre passe bas pour recevoir les gens en entretient". Mais utiliser cet argument pour dire "j'ai un cursus universitaire donc je ne trouve pas de travail" non. Par ce qu'à côté tu as beaucoup d'autres gens qui ont des critères différents:
Certains vont se foutre complètement de ta formation et de ton passé pour simplement se focaliser sur ce que tu es capable de montrer maintenant. Si tu postules chez Google par exemple, à aucun moment ton cursus ou ce que tu as fait ces 10 dernières années n'entre en jeu pour les X interviewers qui vont dire oui ou non.
D'autres vont au contraire préférer les gens avec un cursus universitaire. Où par ce qu'ils en sont sorti, vont avoir gardé des contacts qui vont permettre d'appuyer les bons éléments en sortant.
D'autres vont être intrigués par un parcours atypique et vont leur donner leur chance de prouver leur niveau à ce qui sorte du stéréotype.
Etc.
Bref les sensibilités sont très différentes. Et si je regarde par mon petit bout de la lorgnette, pour des non junior en général on s'en balance complètement d'où ils ont fait leurs études et de leurs études tout court. Ça ne sert juste qu'à détecter les gens ayant une culture incompatible avec leur formation, et donner de piste pour les questions visant à tester la solidité des bases de la personne. Pour les juniors, on s'en fou aussi, puisque le niveau des interviews techniques est le même. À partir du moment où tu as les connaissances et le savoir faire, on s'en fou d'où et comment tu l'as appris. Par contre la motivation et la débrouillardise sont clairement le critère déterminant. Notre dernière recrue n'était pas sensiblement meilleur que les autres bons candidats mais juste la personne la plus motivée depuis assez longtemps...
Chaque personne avec laquelle tu vas parler est unique et à ses propres critères et sensibilité. Tu ne peux pas résumer le fait que tu ne trouves pas de travail à une seule case triviale et sans importance qui n'est pas coché chez toi.
Après je pense que prendre l'informatique comme exemple est une très mauvaise idée car:
L'informatique est un des très rare marché où le salarié est en position de force, en étant compétent il est extrêmement facile de trouver un travail et tout le monde se battra pour te garder. Même les mauvais finissent par trouver du travail (et on en voit passer à la pelle...) alors qu'un marché sein les dégageraient de la branche.
La nature de la discipline permet de tester les compétences et performances des gens. Avec un biais évidement, mais pour beaucoup d'autres domaines ce n'est pas possible aussi directement.
Il est aisé à un candidat en position de faiblesse de passer en position de force. T'es bon et au chômage ? T'es bon avec un profil qui donne pas directement confiance ? Passe ton temps à commiter sur github et tu passes du bas de la pile à la prochaine recrue.
Il est aisé de s'auto-former.
C'est un métier plaisant, enrichissant avec peu de contraintes où généralement on se plaint de n'avoir pas pu travailler aujourd'hui plutôt que d'être content d'en avoir fait le moins possible.
Le secteur n'est pas concentré et il existe une multitude d'employeurs.
Pour la majorité des métiers tout cela n'existe pas ou n'est pas possible. Le monde du travail et ses rapports de force sont tellement variés que chercher à améliorer la vie des uns dégrade forcément la vie des autres. Perso, la culture de Netflix est clairement une excellente chose, mais pose évidement d'autres problèmes à d'autres personnes.
[^] # Re: heu..
Posté par ckyl . En réponse au journal Le traité de Lisbonne dans toute sa splendeur. Évalué à 2. Dernière modification le 14 juin 2014 à 10:20.
Ce qui est bien aussi c'est de ne pas se réfugier derrière une grossière caricature :) Puisque tu veux parler des informaticiens je vais rester sur ton domaine même si je pense que c'est un très mauvais exemple car il n'est pas du tout représentatif des problèmes de notre société.
"Le type qui engage des informaticiens" ça n'existe pas. Tu ne pas en parler comme d'une entité. Chacun au sein d'une entreprise pratique la chose avec ses critères, sa sensibilité, et chaque entreprise à ses règles et culture. Il est crétin de croire que toutes les boîtes et tous les gens à qui tu as, ou peux, parlé vont saquer un cursus universitaire/atypique.
Ce que tu décris existe et forme un sous ensemble des "types qui engagent des informaticiens". De même que la politique de certaines entreprises va aller dans le même sens: "Groupe A comme filtre passe bas pour recevoir les gens en entretient". Mais utiliser cet argument pour dire "j'ai un cursus universitaire donc je ne trouve pas de travail" non. Par ce qu'à côté tu as beaucoup d'autres gens qui ont des critères différents:
Bref les sensibilités sont très différentes. Et si je regarde par mon petit bout de la lorgnette, pour des non junior en général on s'en balance complètement d'où ils ont fait leurs études et de leurs études tout court. Ça ne sert juste qu'à détecter les gens ayant une culture incompatible avec leur formation, et donner de piste pour les questions visant à tester la solidité des bases de la personne. Pour les juniors, on s'en fou aussi, puisque le niveau des interviews techniques est le même. À partir du moment où tu as les connaissances et le savoir faire, on s'en fou d'où et comment tu l'as appris. Par contre la motivation et la débrouillardise sont clairement le critère déterminant. Notre dernière recrue n'était pas sensiblement meilleur que les autres bons candidats mais juste la personne la plus motivée depuis assez longtemps...
Chaque personne avec laquelle tu vas parler est unique et à ses propres critères et sensibilité. Tu ne peux pas résumer le fait que tu ne trouves pas de travail à une seule case triviale et sans importance qui n'est pas coché chez toi.
Après je pense que prendre l'informatique comme exemple est une très mauvaise idée car:
Pour la majorité des métiers tout cela n'existe pas ou n'est pas possible. Le monde du travail et ses rapports de force sont tellement variés que chercher à améliorer la vie des uns dégrade forcément la vie des autres. Perso, la culture de Netflix est clairement une excellente chose, mais pose évidement d'autres problèmes à d'autres personnes.