• [^] # Re: heu..

    Posté par . En réponse au journal Le traité de Lisbonne dans toute sa splendeur. Évalué à 1.

    Vu le temps de recherche qu'il faut dans certains secteurs, autant attendre que le patron meurt de vieillesse, et pendant ce temps là, on subit toujours le patron. Sans parler de l'ambiance lors de l'entretien d'embauche: "donc, vous cherchez un nouveau poste alors que vous en avez déjà un ? qu'est-ce qui me dit que vous n'allez pas faire ça avec moi et disparaitre lorsque j'ai besoin de vous en me laissant dans la merde?".

    En réalité, le problème est le même: s'il y a un problème entre une victime et un galeux, la victime n'a pas à détruire sa carrière pour le galeux. Lorsque la victime est le patron, ça s'appelle: dépenser du temps et de l'argent de l'entreprise pour virer le galeux. Lorsque la victime est l'employé, ça s'appelle: changer de boulot.

    Bref, non, les employés ne sont pas des petites victimes des grands méchants patrons, mais les patrons ne sont pas des petites victimes des grands méchants employés: tu trouves qu'être patrons craint, et bien c'est tout aussi foireux que d'être employé. Après tu peux faire des calculs d'apothicaires "oui mais le patrons, il doit payer 3 citrons et 5 bananes tandis que l'employé doit juste payer 12 mandarines et tout le monde sait que les bananes c'est très important" pour te convaincre que l'un est légèrement mieux (alors que ça ne prouve rien car il n'y a aucun moyen de prétendre qu'une situation est objectivement plus mauvaise que l'autre, puisque ce sont 2 situations différentes).

    Voilà, donc: si on accepte que les patrons puissent "revendiquer leur droit à changer ce qu'ils considèrent comme injuste", alors on accepte que les employés puissent faire de même même si ces revendications nous paraissent injustes. (ce qui était l'origine de mon intervention ici)