Déterminer quelle est la richesse apportée par l'ouvrier est stupide:
1) c'est hyper subjectif: un succès d'un produit pourra être vu par certains comme un coup de chance, par d'autres comme une bonne gestion de la part du dirigeant, par d'autres comme un travail consciencieux des employés, par d'autres comme le résultat des circonstances du marché, par d'autres comme l'échec d'un concurrent, ...
Évidemment, ceux qui décident du salaire sont les dirigeants et actionnaires: ils sont donc fortement biaisés pour croire que ce sont les décisions qui ont été bonnes.
2) ce n'est pas du tout ce qui est fait en pratique. En pratique, le salaire dépend du marché de l'emploi et est tel qu'il s'agit du plus petit salaire acceptable par les chômeurs sur le marché.
Au lieu d'utiliser "l'apport de richesse" (qui en général est une excuse pour justifier les salaires élevés), on peut tendre vers une distribution "fair play", où on ne calcule pas au pourcent prêt les apports de richesse, mais on évalue en communauté ce qu'il est raisonnable de donner à chacun.
Le problème est que le salaire n'est pas "librement" négocié, il est négocié entre un individu en position de force et un individu qui subit énormément de contrainte pour défavoriser son salaire.
Donc, oui, le discours est bel et bien "salaud de patrons" à un certain niveau, car c'est effectivement le problème: ils sont en position de force (c'est pas entièrement de leur faute) et en profitent et n'aimeraient pas que ça change (ça, c'est leur faute).
(À propos des "inégalités insupportables": ça existe déjà partout, et ça se dilue dans le marché de l'emploi: si Mercedes paie bien, les chômeurs préféreront Mercedes, ce qui poussera Peugeot a augmenter les salaires. Il n'y a aucune raison de préférer un sens au système: avoir une pression sur les employeurs (ce qui peut conduire à la faillite de l'entreprise) n'est pas pire qu'avoir une pression sur les employés (ce qui peut conduire à la misère de ceux-ci, qui est pourtant plus grave que la fermeture d'une entreprise alors que son entreprise concurrente existe toujours). Ou alors, il faut rejeter tout le système de marché de l'emploi, et c'est justement le point des revendications dont on parle )
[^] # Re: heu..
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Le traité de Lisbonne dans toute sa splendeur. Évalué à 0.
Déterminer quelle est la richesse apportée par l'ouvrier est stupide:
1) c'est hyper subjectif: un succès d'un produit pourra être vu par certains comme un coup de chance, par d'autres comme une bonne gestion de la part du dirigeant, par d'autres comme un travail consciencieux des employés, par d'autres comme le résultat des circonstances du marché, par d'autres comme l'échec d'un concurrent, ...
Évidemment, ceux qui décident du salaire sont les dirigeants et actionnaires: ils sont donc fortement biaisés pour croire que ce sont les décisions qui ont été bonnes.
2) ce n'est pas du tout ce qui est fait en pratique. En pratique, le salaire dépend du marché de l'emploi et est tel qu'il s'agit du plus petit salaire acceptable par les chômeurs sur le marché.
Au lieu d'utiliser "l'apport de richesse" (qui en général est une excuse pour justifier les salaires élevés), on peut tendre vers une distribution "fair play", où on ne calcule pas au pourcent prêt les apports de richesse, mais on évalue en communauté ce qu'il est raisonnable de donner à chacun.
Le problème est que le salaire n'est pas "librement" négocié, il est négocié entre un individu en position de force et un individu qui subit énormément de contrainte pour défavoriser son salaire.
Donc, oui, le discours est bel et bien "salaud de patrons" à un certain niveau, car c'est effectivement le problème: ils sont en position de force (c'est pas entièrement de leur faute) et en profitent et n'aimeraient pas que ça change (ça, c'est leur faute).
(À propos des "inégalités insupportables": ça existe déjà partout, et ça se dilue dans le marché de l'emploi: si Mercedes paie bien, les chômeurs préféreront Mercedes, ce qui poussera Peugeot a augmenter les salaires. Il n'y a aucune raison de préférer un sens au système: avoir une pression sur les employeurs (ce qui peut conduire à la faillite de l'entreprise) n'est pas pire qu'avoir une pression sur les employés (ce qui peut conduire à la misère de ceux-ci, qui est pourtant plus grave que la fermeture d'une entreprise alors que son entreprise concurrente existe toujours). Ou alors, il faut rejeter tout le système de marché de l'emploi, et c'est justement le point des revendications dont on parle )