Le "droit" dont il est question n'est pas le droit de pouvoir profiter du gâteau, mais le droit d'avoir la juste part du gâteau qui lui revient.
Mais tout le problème est la définition de cette juste part. Le gâteau appartient-il à celui qui a apporté les ingrédients, celui qui a touillé, les deux, et en quelle proportion? Nous vivons dans un monde capitaliste où on peut vendre sa propriété et louer son travail. Quand on loue son travail, on travaille en échange d'un salaire, et on est quitte. Or, il semble que certains trouvent que ça n'est pas suffisant, que le salaire doit être proportionné aux revenus qui sont tirés de la propriété. Mais est-ce juste? Ça ne me parait pas évident.
* Si je donne un billet de 10€ à mon petit neveu pour qu'il lave ma Clio avant de la prendre en photo pour la mettre sur ebay, est-ce que je devrais lui donner 100€ pour qu'il lave ma Ferrari? D'un côté, son travail m'aura rapporté plus d'argent, d'un autre côté, c'est le même travail, et ce n'est pas juste qu'il touche plus.
* Si le salaire est proportionnel aux bénéfices induits, est-ce qu'il doit être négatif si l'entreprise est déficitaire? Par exemple, un cuisinier fait sa mise en place dans un resto, mais pas un client ne vient. Le resto n'a pas gagné un seul euro, le travail du cuistot a eu un côut. Soit on connecte le travail au revenu, et dans ce cas, on ne devrait pas payer le cuistot, soit on connecte le travail au fait d'avoir fait son taf, et on le paye de la même manière que la salle soit pleine ou non. Dans le deuxième cas, il est évident qu'une éventuelle prime au résultat ne pourrait pas couvrir la totalité de ce que le travail a rapporté au capital, il faut bien que le capital couvre son risque, sans même parler de bénéfices.
Bref, encore une fois, on est libre de faire son propre gateau. Quand on participe au gateau des autres, on se plie aux règles du propriétaire du gateau.
[^] # Re: heu..
Posté par arnaudus . En réponse au journal Le traité de Lisbonne dans toute sa splendeur. Évalué à 3.
Mais tout le problème est la définition de cette juste part. Le gâteau appartient-il à celui qui a apporté les ingrédients, celui qui a touillé, les deux, et en quelle proportion? Nous vivons dans un monde capitaliste où on peut vendre sa propriété et louer son travail. Quand on loue son travail, on travaille en échange d'un salaire, et on est quitte. Or, il semble que certains trouvent que ça n'est pas suffisant, que le salaire doit être proportionné aux revenus qui sont tirés de la propriété. Mais est-ce juste? Ça ne me parait pas évident.
* Si je donne un billet de 10€ à mon petit neveu pour qu'il lave ma Clio avant de la prendre en photo pour la mettre sur ebay, est-ce que je devrais lui donner 100€ pour qu'il lave ma Ferrari? D'un côté, son travail m'aura rapporté plus d'argent, d'un autre côté, c'est le même travail, et ce n'est pas juste qu'il touche plus.
* Si le salaire est proportionnel aux bénéfices induits, est-ce qu'il doit être négatif si l'entreprise est déficitaire? Par exemple, un cuisinier fait sa mise en place dans un resto, mais pas un client ne vient. Le resto n'a pas gagné un seul euro, le travail du cuistot a eu un côut. Soit on connecte le travail au revenu, et dans ce cas, on ne devrait pas payer le cuistot, soit on connecte le travail au fait d'avoir fait son taf, et on le paye de la même manière que la salle soit pleine ou non. Dans le deuxième cas, il est évident qu'une éventuelle prime au résultat ne pourrait pas couvrir la totalité de ce que le travail a rapporté au capital, il faut bien que le capital couvre son risque, sans même parler de bénéfices.
Bref, encore une fois, on est libre de faire son propre gateau. Quand on participe au gateau des autres, on se plie aux règles du propriétaire du gateau.