Posté par arnaudus .
En réponse au journal Turing est battu.
Évalué à 6.
Dernière modification le 11 juin 2014 à 16:36.
Limiter les dépassements et les changements de files me semble réduire le danger.
Pour répondre à Toto et pouvoir affirmer que son problème de scooter lent n'était pas très important, je me suis tapé vite fait le rapport de la commission de la sécurité routière sur l'accidentologie. Étrangement, ces manoeuvres pourtant stressantes ne sont pas si accidentogènes (en fait, si, évidemment, le risque d'accident pour une manouvre—désolé, j'ai perdu mon E dans l'O, merci les mises à jour d'Ubuntu—est assez élevé, mais les dépassements restent assez rares au final, et ils ne représentent qu'un faible pourcentage des accidents totaux). Alors oui, évidemment, ça serait encore mieux s'il n'y avait pas besoin de doubler, mais ça ne réduirait pas drastiquement le nombre d'accidents.
Je crois que l'intérêt des limitations des vitesses est surtout d'uniformiser la vitesse.
À mon avis, l'intérêt principal des limitations de vitesse est de réduire le nombre et la gravité des accidents. Le nombre, parce que la demi-seconde de gagnée permet de s'arrêter avant la collision ou de l'éviter, et pour la gravité, c'est trivial.
En fait, c'est assez amusant d'essayer de comprendre pourquoi on en est là. On en est là simplement parce que les bagnoles et la législation afférente sont apparues bien avant l'ère moderne et notre manière de gérer les risques. Le raisonnement moderne est très simple : on détermine à quelle vitesse un accident commence à devenir dangereux (probablement dans les 50 km/h?), et on légifère de manière à ce qu'il soit impossible de dépasser une telle vitesse (donc, 50 km/h sur autoroute, 25 km/h sans tremplin central?).
Pourtant, le code de la route est foutu de manière à ce qu'en marche normale, deux véhicules puissent se percuter à 180 km/h (collision frontale), ou pire, à 160 km/h contre un obstacle quasi-fixe (un PL par exemple). Ces vitesses sont bien trop élevées, en entrainent probablement une mort quasi-certaine. Il y a tant de morts sur la route simplement parce que les véhicules vont beaucoup trop vite! Progressivement, on réduit la mortalité, en réduisant un peu la vitesse, et en augmentant les capacités des voitures à maintenir leurs passagers en vie. Il y a évidemment des limites à ça, puisqu'on n'a qu'à peu près 1m50 pour faire passer le cerveau des passagers d'une certaine vitesse à 0 km/h.
La vérité, c'est juste que notre pratique de la bagnole et des trucs à moteur n'est simplement pas en phase avec notre besoin de sécurité. On n'accepte plus de se laver avec des produits aux parabènes (dont la toxicité n'est pas prouvée), alors que le risque est probablement mineur ; les appareils électroménagers sont blindés de triple-sécurités pour éviter tout risque d'accident domestique. Et paf, quand on prend la bagnole, on roule légalement à 400% de la vitesse à laquelle on devrait se limiter si on exigeait un niveau de sécurité équivalent. C'est absurde.
[^] # Re: Ça me met en colère !
Posté par arnaudus . En réponse au journal Turing est battu. Évalué à 6. Dernière modification le 11 juin 2014 à 16:36.
Pour répondre à Toto et pouvoir affirmer que son problème de scooter lent n'était pas très important, je me suis tapé vite fait le rapport de la commission de la sécurité routière sur l'accidentologie. Étrangement, ces manoeuvres pourtant stressantes ne sont pas si accidentogènes (en fait, si, évidemment, le risque d'accident pour une manouvre—désolé, j'ai perdu mon E dans l'O, merci les mises à jour d'Ubuntu—est assez élevé, mais les dépassements restent assez rares au final, et ils ne représentent qu'un faible pourcentage des accidents totaux). Alors oui, évidemment, ça serait encore mieux s'il n'y avait pas besoin de doubler, mais ça ne réduirait pas drastiquement le nombre d'accidents.
À mon avis, l'intérêt principal des limitations de vitesse est de réduire le nombre et la gravité des accidents. Le nombre, parce que la demi-seconde de gagnée permet de s'arrêter avant la collision ou de l'éviter, et pour la gravité, c'est trivial.
En fait, c'est assez amusant d'essayer de comprendre pourquoi on en est là. On en est là simplement parce que les bagnoles et la législation afférente sont apparues bien avant l'ère moderne et notre manière de gérer les risques. Le raisonnement moderne est très simple : on détermine à quelle vitesse un accident commence à devenir dangereux (probablement dans les 50 km/h?), et on légifère de manière à ce qu'il soit impossible de dépasser une telle vitesse (donc, 50 km/h sur autoroute, 25 km/h sans tremplin central?).
Pourtant, le code de la route est foutu de manière à ce qu'en marche normale, deux véhicules puissent se percuter à 180 km/h (collision frontale), ou pire, à 160 km/h contre un obstacle quasi-fixe (un PL par exemple). Ces vitesses sont bien trop élevées, en entrainent probablement une mort quasi-certaine. Il y a tant de morts sur la route simplement parce que les véhicules vont beaucoup trop vite! Progressivement, on réduit la mortalité, en réduisant un peu la vitesse, et en augmentant les capacités des voitures à maintenir leurs passagers en vie. Il y a évidemment des limites à ça, puisqu'on n'a qu'à peu près 1m50 pour faire passer le cerveau des passagers d'une certaine vitesse à 0 km/h.
La vérité, c'est juste que notre pratique de la bagnole et des trucs à moteur n'est simplement pas en phase avec notre besoin de sécurité. On n'accepte plus de se laver avec des produits aux parabènes (dont la toxicité n'est pas prouvée), alors que le risque est probablement mineur ; les appareils électroménagers sont blindés de triple-sécurités pour éviter tout risque d'accident domestique. Et paf, quand on prend la bagnole, on roule légalement à 400% de la vitesse à laquelle on devrait se limiter si on exigeait un niveau de sécurité équivalent. C'est absurde.