• [^] # Re: 1994

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal TrueCrypt, la fin ?. Évalué à 3.

    Disons qu'on a eu suffisament d'exemple ces quelques dernieres
    années qui prouvent que personne ne relit le code, ou tout du
    moins pas de facon suffisament serieuse

    Ton affirmation est des plus douteuses. Tu prends comme référentiel les fois ou du code foireux est passé, mais combien de fois est ce que du code foireux n'est pas passé ? À partir de la, comment tu peux dire que personne ne relit le code, alors que le code est visiblement relu au vu des failles trouvés après publication ou au vue du code refusé dans le kernel à longueur de journée, etc, etc.

    Le souci, c'est que faire du code, c'est compliqué. On peut tourner autour du pot sans arrêt, il faut bien voir que si on passe des années à apprendre à le faire, c'est que c'est pas trivial. Et tu as beau dire "le C, c'est tout pourri", le fait est qu'openstack, écrit en python, a aussi régulièrement des soucis de sécurité ( cf oss-security@ ).

    Ensuite, je pense que l'idée même d'agent dormant est toxique.

    Toxique parce que ça ne peux qu'aboutir à moins de collaboration à terme, et c'est exactement ce que Assange a tenté de faire avec Wikileaks ( ie, réduire la collaboration entre divers groupes cachés en augmentant leur paranoia http://blogs.cornell.edu/info2040/2012/11/01/julian-assange-on-governments-as-networks/ ). Et moins de collaboration pour le libre, c'est contre la nature même du libre. Et je pense que j'ai pas besoin de citer la mort de Staline comme exemple extrême de dégâts de la paranoia.

    Toxique parce que ça part hors du domaine du rationnel et dans le domaine au mieux de l'intuition, et qu'on s'éloigne du raisonnement scientifique qu'on aimerais tous avoir pour juger le code. Ça s'éloigne tellement du rationnel que le simple fait de combattre l'idée renforce son existence en l'alimentant, car bien sur, malgré le fait que rien ne le prouve, si quelqu'un dit qu'il y a rien, alors il est peut être lui même dans le secret.