Tu n'as pas bien compris mon propos. Il y a toujours un retour du don.
Dans le cas que tu cites, où le logiciel tu t'en sers déjà et où en donnant du pognon tu n'impliques aucun retour, c'est que le don a déjà eu lieu, et si tu places un de ces "paypal donation" qui semblent fleurir en ce moment, c'est que tu indiques à la personne que ceci est un don et tu te places explicitement en position de recevoir le retour. Donc en quelque sorte, tu places la personne qui utilise ton logiciel dans la position de recevoir un cadeau en lui indiquant qu'elle pourrait t'être redevable.
Tout le monde en a déjà fait l'expérience: est-il pensable de recevoir un don d'une personne sans lui en faire un en retour ? C'est très génant. Prend par exemple le cas classique de noel où tout le monde se fait des cadeaux (des dons en fait). Qui peut dire qu'il n'est pas géné de recevoir un cadeau sans en faire un lui-même ? (je ne parle pas des enfants et des adolescents bien sûr qui sont un autre cas de figure).
Mettre explicitement sur ta page que tu attends des dons, c'est mettre socialement ton interlocuteur dans une position telle qu'il doit se sentir obligé de te faire un don.
Bien sûr, tu vas me répondre que personne n'est obligé, que c'est une suggestion, etc. Peu importe, car c'est là le propre du don: il crée une obligation morale (comme les cadeaux de Noel, comme le shareware, etc).
Jusqu'à présent le libre ne rentrait pas dans une logique de don (qui implique une obligation sociale), mais dans une logique de partage, autrement dit une forme don qui affranchit le bénéficiaire de toute obligation de retour vis à vis de l'auteur (par opposition au shareware, qui crée une obligation morale/sociale de rétribution, ou retour de don).
Alors maintenant on peut me traiter d'idéaliste trotskyste ou de sale bourgeois de gauche, ou je ne sais quoi encore, mais je pense sincèrement que le don peut transformer le libre en un shareware qui ne dit pas son nom.
[^] # Re: Réflexion lancée à propos d'alternatives aux majors !
Posté par Harry Cover . En réponse à la dépêche Réflexion lancée à propos d'alternatives aux majors !. Évalué à 3.
Dans le cas que tu cites, où le logiciel tu t'en sers déjà et où en donnant du pognon tu n'impliques aucun retour, c'est que le don a déjà eu lieu, et si tu places un de ces "paypal donation" qui semblent fleurir en ce moment, c'est que tu indiques à la personne que ceci est un don et tu te places explicitement en position de recevoir le retour. Donc en quelque sorte, tu places la personne qui utilise ton logiciel dans la position de recevoir un cadeau en lui indiquant qu'elle pourrait t'être redevable.
Tout le monde en a déjà fait l'expérience: est-il pensable de recevoir un don d'une personne sans lui en faire un en retour ? C'est très génant. Prend par exemple le cas classique de noel où tout le monde se fait des cadeaux (des dons en fait). Qui peut dire qu'il n'est pas géné de recevoir un cadeau sans en faire un lui-même ? (je ne parle pas des enfants et des adolescents bien sûr qui sont un autre cas de figure).
Mettre explicitement sur ta page que tu attends des dons, c'est mettre socialement ton interlocuteur dans une position telle qu'il doit se sentir obligé de te faire un don.
Bien sûr, tu vas me répondre que personne n'est obligé, que c'est une suggestion, etc. Peu importe, car c'est là le propre du don: il crée une obligation morale (comme les cadeaux de Noel, comme le shareware, etc).
Jusqu'à présent le libre ne rentrait pas dans une logique de don (qui implique une obligation sociale), mais dans une logique de partage, autrement dit une forme don qui affranchit le bénéficiaire de toute obligation de retour vis à vis de l'auteur (par opposition au shareware, qui crée une obligation morale/sociale de rétribution, ou retour de don).
Alors maintenant on peut me traiter d'idéaliste trotskyste ou de sale bourgeois de gauche, ou je ne sais quoi encore, mais je pense sincèrement que le don peut transformer le libre en un shareware qui ne dit pas son nom.