La moralite dit que tu doit respecter le choix de distribution de l'ayant droit. Point a la ligne.
Non, de la même façon, cela n'est absolument pas une évidence morale, mais une conséquence secondaire d'un système conçu — ou censé être conçu — pour répondre à certains impératifs moraux.
La première façon de montrer cela, c'est en remarquant que cette contrainte, en ce qui concerne les droits patrimoniaux, est limitée dans le temps, et prend fin 70 ans après la mort de l'auteur : si la morale impliquait de respecter la volonté de l'auteur en matière de droits patrimoniaux, cela devrait être illimité, ce qui serait vu comme une tyrannie parce qu'incompatible avec le domaine public.
Une seconde façon de montrer cela consiste à remarquer que dans d'autres domaines, une telle contrainte — respecter la volonté de l'auteur — est parfaitement inexistante et serait vue comme inacceptable. Par exemple, dans le domaine des monuments, il serait intolérable qu'un architecte interdise toute photographie. Ce serait pourtant la volonté de l'auteur de ce qui peut être vu comme une œuvre d'art, mais rien n'impose que cette volonté doive s'appliquer pour n'importe quoi.
Concernant les violations de GPL, je tiens à rappeler que cette licence a été conçue comme un palliatif à au système de droit d'auteur, jugé néfaste, et utilise volontairement ce système pour en tirer le meilleur parti possible, pour le bien des utilisateurs avant celui de l'auteur. C'est pourquoi, contrairement au cas présent de visionnement illicite d'une émission indisponible autrement, qui ne nuit à personne, une violation de GPL nuit aux utilisateurs, à qui est dénié ce qui leur revient de droit.
[^] # Re: Mouais...
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal [hors-sujet] Rendez nous Colbert et John Stewart !. Évalué à 6. Dernière modification le 13 mai 2014 à 09:56.
Non, de la même façon, cela n'est absolument pas une évidence morale, mais une conséquence secondaire d'un système conçu — ou censé être conçu — pour répondre à certains impératifs moraux.
La première façon de montrer cela, c'est en remarquant que cette contrainte, en ce qui concerne les droits patrimoniaux, est limitée dans le temps, et prend fin 70 ans après la mort de l'auteur : si la morale impliquait de respecter la volonté de l'auteur en matière de droits patrimoniaux, cela devrait être illimité, ce qui serait vu comme une tyrannie parce qu'incompatible avec le domaine public.
Une seconde façon de montrer cela consiste à remarquer que dans d'autres domaines, une telle contrainte — respecter la volonté de l'auteur — est parfaitement inexistante et serait vue comme inacceptable. Par exemple, dans le domaine des monuments, il serait intolérable qu'un architecte interdise toute photographie. Ce serait pourtant la volonté de l'auteur de ce qui peut être vu comme une œuvre d'art, mais rien n'impose que cette volonté doive s'appliquer pour n'importe quoi.
Concernant les violations de GPL, je tiens à rappeler que cette licence a été conçue comme un palliatif à au système de droit d'auteur, jugé néfaste, et utilise volontairement ce système pour en tirer le meilleur parti possible, pour le bien des utilisateurs avant celui de l'auteur. C'est pourquoi, contrairement au cas présent de visionnement illicite d'une émission indisponible autrement, qui ne nuit à personne, une violation de GPL nuit aux utilisateurs, à qui est dénié ce qui leur revient de droit.