Je ne vois vraiment pas le rapport, mais la réponse est évidemment non.
Je me place du point de vue de la moralité pour examiner le devoir de respect du droit d'auteur. Le système de droit d'auteur n'est pas une évidence morale. Le respect aux artistes, le droit de vivre de son travail utile, oui, mais le système pratique actuel du droit d'auteur non : ce n'est pas la notion de morale qui a directement inspiré la contrainte d'autorisation préalable pour toute utilisation d'une œuvre pendant toute la vie de son auteur et 70 ans après sa mort, il s'agit là d'un système complexe conçu — ou prétendument conçu — pour être au service du bien. Ce système n'est pas le seul candidat pour cela, il y en a d'autres qui ont leurs avantages et leurs inconvénients.
Donc, ceci étant posé, on a un point d'application précis, à savoir : est-il bien, mal ou indifférent d'utiliser un réseau clandestin pour violer le droit d'auteur afin de regarder une émission qui n'est pas diffusée ici ? Il y a probablement d'autres façons de raisonner que la mienne, mais personnellement, je regarde la différence de résultat entre les différentes alternatives :
si on ne regarde pas l'émission de façon illicite : les auteurs et distributeurs officiels ne touchent pas un rond de la part du spectateur potentiel, et celui-ci ne profite pas de cette émission ;
si on regarde l'émission de façon illicite : les auteurs et distributeurs officiels ne touchent pas un rond de la part du spectateur potentiel, et celui-ci profite de cette émission ;
si on regarde l'émission de façon licite : cette possibilité n'existe pas.
Du côté des auteurs et distributeurs officiels, il n'y a aucune différence entre les deux situations. Pour le spectateur, la seconde est préférable. Celle-ci n'ayant aucune autre conséquence que de participer au bien-être du spectateur, elle est préférable tout court et rien ne s'oppose, moralement parlant, à la choisir.
[^] # Re: Mouais...
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal [hors-sujet] Rendez nous Colbert et John Stewart !. Évalué à 5. Dernière modification le 12 mai 2014 à 21:37.
Je ne vois vraiment pas le rapport, mais la réponse est évidemment non.
Je me place du point de vue de la moralité pour examiner le devoir de respect du droit d'auteur. Le système de droit d'auteur n'est pas une évidence morale. Le respect aux artistes, le droit de vivre de son travail utile, oui, mais le système pratique actuel du droit d'auteur non : ce n'est pas la notion de morale qui a directement inspiré la contrainte d'autorisation préalable pour toute utilisation d'une œuvre pendant toute la vie de son auteur et 70 ans après sa mort, il s'agit là d'un système complexe conçu — ou prétendument conçu — pour être au service du bien. Ce système n'est pas le seul candidat pour cela, il y en a d'autres qui ont leurs avantages et leurs inconvénients.
Donc, ceci étant posé, on a un point d'application précis, à savoir : est-il bien, mal ou indifférent d'utiliser un réseau clandestin pour violer le droit d'auteur afin de regarder une émission qui n'est pas diffusée ici ? Il y a probablement d'autres façons de raisonner que la mienne, mais personnellement, je regarde la différence de résultat entre les différentes alternatives :
Du côté des auteurs et distributeurs officiels, il n'y a aucune différence entre les deux situations. Pour le spectateur, la seconde est préférable. Celle-ci n'ayant aucune autre conséquence que de participer au bien-être du spectateur, elle est préférable tout court et rien ne s'oppose, moralement parlant, à la choisir.